Pour animaux de compagnie.
Danielle Perrin Frei

Danielle Perrin Frei

dirige le cabinet vétérinaire AuFuret. 

Le cabinet vétérinaire été fondé en 1999 sous l'impulsion du Méd-vét. Danielle Perrin Frei. Membre SVS (Société des Vétérinaires Suisses) Membre SVV (Société Vaudoise des Vétérinaires)

mercredi, 25 avril 2012 07:17

L’hyperthyroïdie chez le chat

 

La pathologie d’origine endocrinienne la plus fréquente chez le chat est l’hyperthyroïdie (ou hyperthyreose ou hyperthyroïdisme). Dans la majorité des cas, des nodules se forment sur l’un ou les deux lobes de la thyroïde et sécrètent en excès des hormones thyroïdiennes. Dans de très rares cas, un carcinome de la thyroïde, une tumeur maligne, est la cause du désordre thyroïdien.

L’hyperthyroïdie se rencontre chez les chats d’âge moyen ou âgés, chez les chiens, elle est extrêmement rare. Différents systèmes organiques sont concernés par le dérèglement hormonal qu’elle provoque, dont le système digestif avec un transit augmenté et qui n’assimile plus de façon adéquate des aliments, le système cardiovasculaire avec une augmentation de la fréquence cardiaque et une hypertension, le système rénal avec une filtration glomérulaire augmentée, et finalement les systèmes musculaires et neurologiques.

Au final, un chat qui souffre d’hyperthyroïdie maigrit fortement malgré un appétit vorace, il est agité, parfois devient agressif, souffre de tachycardie et parfois de diarrhée. Des très rares cas montrent à l’inverse un état apathique important. On peut souvent palper l’augmentation de la masse de la tyroïde dans le cou.

Le diagnostic se fait suite à l’anamnèse, l’examen clinique et les valeurs des hormones thyroïdiennes. Des tests de stimulation peuvent s’avérer utiles dans les cas limites.

On prendra note que fréquemment, on peut rencontrer d’autres pathologies qui peuvent être camouflées par les symptômes liés aux hormones thyroïdiennes en excès, comme par exemple une insuffisance rénale chronique. L’hyperthyroïdie peut également se confondre avec un diabète mellitus.

Le traitement fait appel à des médicaments à vie, et parfois à une chirurgie associée à une radiothérapie. Les médicaments se sont nettement améliorés ces dernières années, avec l’arrivée de traitement spécialement développé pour les chats.

Le pronostic est relativement bon, excepté dans les cas de carcinome où le pronostic est mauvais.

L’achat ou l’adoption d’un chiot

 

La décision d’acheter ou adopter un chiot ne doit pas être prise sans mûre réflexion. Diverses considérations doivent être pensées, telles que :

  • Le temps et la place à disposition
  • La capacité à prendre en charge l’animal
  • Son propre sens des responsabilités
  • L’accord de toutes les personnes concernées
  • L’avenir professionnel et privé. Une stabilité de vie est nécessaire.
  • Son investissement financier

Du côté du chien, plusieurs critères entrent également en jeu lors de ce choix d’adoption :

  • Sa race et son caractère
  • Son espérance de vie
  • Son ascendance
  • L’éleveur
  • Sa socialisation
  • Son pedigree, sa garantie

Depuis le milieu de cette année, il faut savoir que ne s’improvise pas éleveur qui veut. L’éleveur et son élevage doivent être au bénéfice d’une autorisation. Car, faire naître des chiots et de les élever pendant leurs premières semaines de vie, qui sont les plus importantes et qui façonnent de manière quasi définitive le caractère du chien est une lourde responsabilité qui n’est pas offerte aux non-professionnels.

De plus, la législation impose actuellement certains devoirs de l’éleveur, éliminant du coup les amateurs qui sont plus tentés par le gain financier de la vente que par le sérieux de l’éducation de la portée.

Car une portée représente un travail important de socialisation, d’éducation par l’humain et la chienne Seuls des chiots habitués à des stimulus divers (pétard, coup de feu, trafic, enfants, chiens, personnes âgées ou handicapées, etc.) peuvent se transformer en chien sans problème de comportement. L’agressivité voire la dangerosité d’un chien trouve souvent ses origines dans ses 10 premières semaines de vie.

Il est toutefois clair qu’un chien nécessite de l’éducation bien au-delà de son temps chez l’éleveur et le maître est totalement responsable en cas de problème. 1) Car il a acheté ou choisi ce chien et 2) à cause de son éducation et du contrôle ou non qu’il exerce sur le chien. Nous voyons encore beaucoup trop de maîtres qui n’ont aucune idée sur la manière d’éduquer son compagnon et des erreurs aberrantes entraînant des situations dangereuses.

Donc adopter un chiot doit rester un acte réfléchi, et non un cadeau à faire à quelqu’un, ni sur un coup de tête, un animal n’est pas un bien de consommation que l’on jette lorsqu’on en a assez.
La Société cynologique suisse peut fournir des adresses d’élevage reconnu et au bénéfice d’une autorisation.

mercredi, 02 mai 2012 06:28

Les vomissements chien chat furet NAC

Les vomissements

Le Chien, les soins habituels, les origines


Si les rongeurs, reptiles ou oiseaux ne vomissent pas (ou du moins ils se contentent de régurgiter), les carnivores sont des animaux qui vomissent beaucoup plus facilement. Les vomissements sont même considérés comme un acte normal chez ceux-ci s’ils sont occasionnels.

Le furet par contre ne vomit pas souvent mais grincera plutôt des dents en signe de nausées (qui sont toujours considérées comme pathologiques).


On doit toujours faire la différence entre vomissement vrai et régurgitation, ce dernier terme désignant l’action d’évacuer le contenu stomacal immédiatement après la prise de nourriture, c’est-à- dire de la nourriture non digérée.

Un vomissement par contre désigne de la nourriture partiellement ou totalement digérée, voire de la bile ou autre contenu stomacal liquide.


Si un chien ou un chat vomit occasionnellement, il y a peu de souci à se faire. Il est normal que le carnivore évacue une gêne passagère de cette façon. Pour s’aider, il peut parfois ingurgiter des grandes quantités d’herbe.

Mais attention si les vomissements durent ou deviennent beaucoup trop fréquents. Et s’ils contiennent de la bile, possèdent une odeur épouvantable, ou beaucoup de traces de sang, mieux vaut consulter.

Si l’animal salive de façon exagérée, cela peut indiquer des nausées.

Les causes de vomissements pathologiques sont très diverses : Si une simple gastrite est la cause la plus fréquente, d’autres causes existent aussi : Un problème de foie, de pancréas, d’occlusion intestinale, de reins, d’intoxications, divers dérèglement du métabolisme, du centre nerveux, hormonal, etc.

Des infections virales, bactériennes ou parasitaires sont souvent à l’origine des dérèglements.

Le diagnostic de la cause des vomissements n’est pas toujours facile et doit parfois mettre en œuvre divers méthodes d’examens complémentaires.

Si l’animal est atteint de vomissements, il est recommandé de le laisser totalement jeûner, 12h. sans eau et 24h. sans nourriture, afin de ne pas exacerber les spasmes de l’estomac. Attention aux jeunes animaux et aux très âgés! Chez le furet, on laisse jeûner totalement 4 à 6 h, puis on recommence doucement à alimenter.

Il est également déconseillé de laisser un chien « brouter » de l’herbe démesurément. L’application d’une pâte pour la dissolution des bézoards (boules de poils) peut soulager, particulièrement chez les chats et les furets.

La reprise de l’alimentation se fera avec du blanc de poulet ébouillanté et non épicé avec du cottage cheese ou des petites pâtes, en petites portions fréquentes.

De l’eau à boire, jamais autre chose (excepté le thé que la plupart des animaux ne boivent pas !). En cas de dépression importante de l’état général, de vomissements particulièrement virulents, ou de prolongation de cet état, il faut absolument consulter.


En prévention des causes les plus fréquentes de perturbation stomacale, on peut vermifuger régulièrement, fournir de l’herbe à chats aux ceux-ci qui ne sortent pas, de la pâte contre les bézoards, éviter de laisser le chien avaler trop d’herbe ou de neige.


On évitera par ailleurs une alimentation trop variée et épicée au profit d’une alimentation équilibrée de qualité supérieure pour chiens et chats, ainsi que le jeu avec des objets dangereux car possible d’être avalé, ou de laisser traîner des substances toxiques (jardin, ménage, voiture, etc.).

On séparera également les portions si l’animal « gloutonne » trop vite !

jeudi, 17 janvier 2013 16:39

Les vacances de neige de votre chien

 

Le Chien, les soins habituels, les origines

 

Les dangers ou les précautions à prendre pour réussir les vacances de neige en montagne avec son chien.


Pendant les vacances d'hiver, nombreux sont les propriétaires qui partent en montagne pour des vacances de neige avec leur chien. Pour avoir le maximum de plaisir et éviter les soucis, certaines précautions sont nécessaires à prendre :


- Ne pas oublier que la marche en neige profonde non tassée est très fatigante et si le chien n'en a pas l'habitude, il peut s'épuiser rapidement. Donc pas de randonnée en peaux de phoque ou en raquettes sans avoir un chien entraîné à ce genre d'exercice.


- Lors de promenade prolongée sur des chemins neigeux, ne pas oublier non plus que les coussinets du chien, plus habitués au goudron ou à la terre, peuvent être attaqués par la neige et surtout par le sel répandu parfois généreusement. On peut en minimiser les effets nocifs en protégeant les coussinets avant la sortie avec de la vaseline, de la graisse à traire ou avec une pommade spéciale coussinet, et au retour de la promenade, on lavera les pattes avec de l'eau tiède avant de les sécher soigneusement. Il faut aussi penser qu'en cas de temps ensoleillé, la réverbération sur la neige peut être intense. De l'eau de boisson en réserve sera donc la bienvenue !


- En glissant sur des skis ou des luges, on oublie parfois que notre vitesse est importante sur un sol de plus glissant. Donc toujours la même attention de veiller à ce que le chien soit suffisamment entraîner (au niveau cardio-pulmonaire et au niveau musculaire) pour ce sport afin de suivre sans danger.


- Le dernier danger peut survenir des carres coupantes des skis ou snowboards. Ces deux sports sont souvent mal conciliables avec une promenade avec le chien. Les coupures notamment aux pattes du chien qui s'est trop rapproché des lattes sont fréquentes et généralement saignent beaucoup. Elles nécessitent souvent une suture immédiate effectuée chez le vétérinaire. De plus, la présence d'animaux domestiques sur les pistes de ski est généralement interdite.


- Certains chiens peuvent aussi raffoler de l'ingestion de neige. En grande quantité, celle-ci provoque des vomissements. On leur interdira donc cette manie.


- Les chiens qui souffrent de violents rhumatismes ou ceux qui n'ont pas de pelage très chaud ( par exemple caniches) peuvent porter un manteau pour les prévenir du froid.


En prenant quelques précautions, le chien devrait vivre de fantastiques vacances, car en règle générale, la plupart adore se rouler dans la neige fraîche, y jouer ou faire des bonds, ou même essayer de gober chaque flocon qui tombe... !

 

 

Toutes les espèces animales peuvent souffrir de troubles du comportement, et occasionnent souvent chez leurs détenteurs un désarroi et beaucoup d’interrogations.

Chez les espèces exotiques (oiseaux et reptiles), les troubles sont très fréquents chez les animaux capturés, heureusement en Suisse, nous rencontrons principalement des animaux nés en captivité qui supportent nettement mieux cette condition.

Chez les reptiles, les troubles de comportement provoquent à moyen ou long terme une anorexie, puis des difficultés de mue ou d’autres pathologies occasionnées par un défaut de prise alimentaire. Le pronostic est souvent très réservé, seule une complète revisite des conditions de vie peut inverser le processus.

Chez les oiseaux, le picage chez les perroquets est le syndrome le plus connu. Son pronostic est mauvais, excepté lorsqu’on peut intervient suffisamment tôt et met en place des mesures environnementales adaptées avec jeux renouvelés fréquemment et autres distractions.

Chez les lapins et rongeurs, des troubles de comportement pathologiques sont plus rares, ces animaux passant la majorité de leur temps à se nourrir, ils sont suffisamment occupés. Toutefois des bagarres agressives avec morsures sont régulièrement observées. Des modifications des groupes suffisent en général pour y remédier.

Chez les carnivores, on connaît beaucoup mieux les différentes pathologies comportementales qui peuvent se rencontrer. Les pathologies les plus fréquemment observées se manifestent par de l’agressivité, de la destruction ou de la malpropreté.

Les causes sont parfois à rechercher dans les premières semaines de vie de l’animal, ou dans son environnement qui serait inadapté ou qui présenterait un changement, même minime (ex. changement de litière chez le chat).

Les motifs les plus fréquents de consultation sont, chez le chien, des problèmes de destruction et d’agressivité, chez le chat, des problèmes de miction à l’intérieur de l’habitat, et chez le furet, un manque d’inhibition des morsures.

Les traitements sont souvent longs, associent des mesures éducatives avec parfois des médicaments. L’animal n’est que rarement totalement soigné, mais ses troubles peuvent être contrôlés. Il faut être extrêmement patient, et ce point est la cause la plus fréquente d’échec. Il faut également savoir reconnaître ses propres limites et ses attentes avant de se lancer dans une thérapie comportementale.

En cas de souci avec un trouble de comportement chez son animal de compagnie, il faut absolument se renseigner auprès de son vétérinaire. Des mesures simples sont souvent prescrites par des vétérinaires « généralistes », mais en cas d’insuccès, de récidive ou de pathologie grave (ou de forte dangerosité), le vétérinaire orientera le patient vers un spécialiste en comportement. Chaque animal a besoin d’une thérapie individuelle surtout si ses troubles sont avancés.

mercredi, 02 mai 2012 06:30

Les tiques chez nos animaux domestiques

Les tiques sont des acariens, avec 8 pattes et une carapace dure ou molle selon l’espèce. La femelle adulte est en général nettement plus grosse que le mâle Ces parasites ont su s’adapter à tous les types de climat ou de milieu. Les tiques communes sont présentes dans les bois ou les terrains vagues, prairies à hautes herbes et en bordure de chemin.

Si certaines survivent très bien l’hiver, elles préfèrent toutefois les climats humides et tempérés.

Certaines tiques vont se rencontrer en zone méditerranéenne où le climat est plus chaud et sec, c’est le cas de « la tique brune du chien »qui a été importée en Suisse depuis les pays étrangers , qui sont toujours des destinations de vacances prisées.

Pourquoi les tiques sont-elles dangereuses ?

Elles transmettent des maladies dangereuses pour les animaux et pour l’homme.

Les principales maladies transmises par les tiques aux chiens sont :

1. la borréliose

Les borrélies sont des bactéries transmises par Ixodes ricinus. La maladie se manifeste par de la fièvre, une perte d’appétit et des signes d’abattement. Cette maladie peut entraîner des inflammations articulaires et peut même, à des stades plus avancés, altérer les organes.

2. La babésiose (=piroplasmose)

Les babésies sont des organismes unicellulaires transmis par Dermacentor reticulatus et Rhipicephalus sanguineus. Ils attaquent et détruisent les globules rouges. C’est pourquoi le symptôme le plus fréquent est l’anémie.

Une forte fièvre, des urines de couleur rouge, brune ou verdâtre, ou encore une jaunisse peuvent être d’autres symptômes de la maladie.

3. L’ehrlichiose

Les animaux atteint d’une forme aiguë de la maladie peuvent souffrir de fièvre, d’apathie, de perte d’appétit, d’enflures des ganglions lymphatiques et d’hémorragies. Les malades chroniques perdent du poids et présentent une plus forte tendance aux saignements.

Le traitement de chacune de ces maladies transmises par les tiques est souvent très coûteux, pas toujours satisfaisant et parfois peut être très long. Les tiques doivent êtres accrochés à l’hôte pendant 48h. au moins avant de transmettre les germes infectieux.

Cycle de vie des tiques

Après l’éclosion de l’œuf, on distingue 3 stades (larve, nymphe, adulte) présents dans le milieu extérieur, le plus souvent dans les herbes. Ils attendent le passage d’un hôte pour se laisser tomber ou s’accrocher, se fixer et prendre son repas de sang.

Ils repèrent leurs hôtes grâce à divers organes sensitifs qui détectent la chaleur, la respiration et les vibrations. Après chaque repas, la tique tombe au sol et mue au stade suivant. La tique femelle pond des milliers d’œufs sur le sol avant de mourir.

En Suisse, on trouve généralement des tiques entre mars et octobre selon les conditions météorologiques .Elles apparaissent en masse de mai à juillet, puis de septembre à octobre.

La prévention

Les colliers anti-tique trouvés en grande surface ne sont pas toujours très efficace et parfois même source d’allergies. Les articles délivrés par le vétérinaire sont mieux toléré et beaucoup plus efficace. Néanmoins les fréquences d’applications et modes d’emploi doivent être suivis à la lettre.

Vous trouverez des article sous forme de pipettes spot-on (tous les carnivores domestiques) ou de collier, voire shampooing (uniquement pour chiens).

L’ablation de la tique par rotation grâce à une pincette spéciale est efficace si effectuée rapidement et surtout sans produit déposé au préalable sur le parasite (autrement la tique expulse immédiatement tous les germes infectieux qu’elle peut contenir). Une observation attentive après les promenade de son chien est alors indispensable.

Des vaccins existent contre certaines des maladies citées ci-dessus, la discussion avec son vétérinaire permettra de définir la nécessité de les effectuer chez son animal ou non.

mercredi, 25 avril 2012 13:30

Les tarifs des vétérinaires

Les tarifs des vétérinaires provoquent nombre de questions, critiques, remarques et autres.

Il y a peu, la société suisse des vétérinaires offrait à ses membres des tabelles de propositions de tarifs avec des facteurs variants selon l’endroit géographique du praticien et ses spécialisations, domaines de compétence ou autres atouts.

 Ces tarifs étaient assez complexes, mais réfléchis et souples, sans être obligatoires, et ils permettaient aux clients et aux vétérinaires de se situer, ainsi qu’aux nouveaux praticiens fraîchement installés de fournir une base de départ.

Puis la commission de concurrence est intervenue et, pour le bien du consommateur et de la concurrence, a interdit ces indications de tarifs de prestations. Finalement, le consommateur ne trouve plus son bonheur, car des tarifs de référence manquent et le propriétaire d’animaux ne pourra plus se renseigner sur des tarifs moyens.

 Car ceux-ci peuvent totalement différer selon le vétérinaire et cela est normal. Il est donc totalement illusoire de vouloir se renseigner auprès d’un vétérinaire sur les tarifs pratiqués habituellement pour tels ou tels examens, interventions, gestes thérapeutiques, car celui-ci ne peut répondre que pour son propre cabinet. 

Et les réclamations de surfacturation n’ont aucune raison d’être puisqu’il n’existe aucun plafond.

Il serait toutefois judicieux de ne pas oublier que le choix d’un vétérinaire peut également dépendre d’autres facteurs que financiers, comme par exemple lieu, accueil, etc, mais surtout doit dépendre de la confiance et de la bonne relation entre le client, le patient et le vétérinaire.

De plus, certaines prestations ne sont pas comparables, par exemple une consultation pour un suivi post-opératoire n’est pas comparable avec une consultation en urgence.

Les notes d'honoraires vétérinaires peuvent à priori parfois sembler importantes, mais elles sont liées aux charges financières qu'un cabinet engendre, comme n'importe quelle autre entreprise (loyers, produits/matériel, salaires, post-formation, impôts, contrôles d'installations, amortissement, etc).

Il importe de discuter avant avec le vétérinaire du coût et de l’importance d’un traitement ou d’autres examens, surtout si ceux-ci dépassent la visite unique ou le contrôle annuel avec ou sans vaccination.


Chaque personne est libre de refuser ou d’accepter d’entrer en matière. Mais elle doit le dire clairement ou fixer un budget avec demande de reconsidération si les frais dépassent celui-ci. Nous voyons également souvent des critiques liées au fait que le client oublie parfois que le vétérinaire travaille au mandat et non à la réussite.

A noter également que chaque vétérinaire est libre de refuser d’effectuer un traitement ou un geste, un point aussi souvent oublié.

La qualité de vie de l’animal a souvent un prix, et il est judicieux de parler en confiance entre les différents intervenants afin de lui octroyer la meilleure que possible tout en satisfaisant le budget du propriétaire.

 

Tierspital de Berne. Temps Présent du 07 février 2013 

 Vétérinaire de garde

Il a y les urgences immédiates
Les urgences du jour
Les urgences qui n’en sont pas

 

 Liste des cabinet vétérinaires affiliés au service de gade 

Il peut être rassurant de savoir que la plupart des cabinets vétérinaires sont organisés en un service d’urgence qui permet aux détenteurs d’animaux de compagnie de joindre un vétérinaire quels que soient le jour et l’heure. Il suffit de téléphoner à son vétérinaire habituel pour obtenir, via répondeur, le numéro à composer. A éviter absolument, les numéro de renseignements téléphoniques qui vous indiquent souvent le mauvais numéro pour la mauvaise région !

Dans les petites structures de nos régions, la plupart du temps, l’appel aboutit directement chez le vétérinaire de garde et non pas dans une centrale téléphonique. Celui-ci est disponible en sus de ces heures de travail habituelles et doit souvent gérer les appels téléphoniques de chez lui. En Suisse romande, il n’existe actuellement pas de permanence où un vétérinaire est sur place de la même manière que pendant les heures de travail habituelles.

C’est la raison pour laquelle il est impératif de téléphoner avant de se déplacer au risque de trouver porte close. Cela peut vite représenter une perte de temps et un stress supplémentaire.

La notion d’urgence est très relative et n’a pas toujours le même sens selon l’angle dans lequel on se place.

 

  1. Il a y les urgences immédiates, qui sont finalement rares, fort heureusement : Des accidentés polytraumatisés (route, train, etc), des syndromes de torsion dans les organes digestifs, des status épileptiques, des décompensations cardiaques, des agressions ou violences sévères (par autres animaux, gens, ...), hémorragies, etc. En résumé, des urgences qui impliquent les fonctions vitales de l’animal. A montrer au vétérinaire le plus vite que possible. 

  2. Les urgences du jour : Tout ce qui peut impliquer une petite douleur, morsures, diarrhée/vomissement, blessures de façon générale et à n’importe quel endroit, problème des voies urinaires, euthanasie sur un animal qui se péjore fortement, etc.. La plupart des urgences consultées se trouvent dans ce groupe. Certaines affections nécessitent une visite rapidement dans la journée (ex. un chat qui ne peut plus uriner bien que le problème existe depuis plusieurs jours), d’autres peuvent parfois être observées, ou vues dans les heures qui suivent. 

  3. Les urgences qui n’en sont pas : Des rendez-vous demandés par souci de convenance (on a le temps un jour férié), des malaises durant depuis plusieurs jours sans que l’animal se porte moins bien, des égratignures, des soucis de comportement (sauf éventuellement l’apparition soudaine d’agressivité).

 

 Au téléphone déjà, le vétérinaire va s’enquérir des signaux d’alerte ou des symptômes, certains ne sont d’ailleurs pas toujours suffisamment représentatifs du problème. Il est important d’être précis, et d’avoir observé attentivement les modifications sont la cause de l’appel.

 Certains problèmes peuvent parfois être résolus, ou du moins stabilisés par conseils par téléphone, d’autres également suite à une petite réflexion de la part du détenteur. Les animaux sont comme nous, et il n’y a souvent pas de raison de s’affoler, suite à un épisode de diarrhée par exemple, lorsque l’animal se comporte toujours normalement.

Le service d’urgence implique souvent un déplacement dans un cabinet inconnu et plus lointain, toutefois l’animal y est rapidement pris en charge. Le paiement des honoraires est demandé immédiatement après la visite, et une surtaxe, dont l’importance se mesure selon l’heure ou jour férié, est toujours facturée.

mardi, 29 mai 2012 15:30

Les pyomètres chez les chiennes

Les pyomètres chez les chiennes

 Le Chien, les soins habituels, les origines

 

Les pyomètres sont des infections de la matrice, ou utérus, qui surviennent en général brutalement chez des chiennes, voire d'autres espèces, peu après la fin d'une période de chaleur. Le problème se rencontre rarement chez des jeunes animaux, mais plus fréquemment après plusieurs cycles. Les chiens, mais aussi les chats ainsi que d'autres espèces, y compris lapins et rongeurs, sont susceptibles de développer ce type d'infection.

La pathologie est sérieuse et ne se résout pas sans intervention vétérinaire. Sans traitement, la maladie évolue mal. Il y a accumulation de liquide principalement purulent dans les deux cornes utérines avec production de toxines aggravant les signes cliniques. Et lorsque la cervix, qui fait office de bouchon naturel, se bouche, l'évolution vers la mort est rapide, soit par résorption massive de toxines bactériennes, soit par rupture de la paroi utérine fragilisée.

Causes et facteurs de risque

  • Déséquilibre hormonal, traitements hormonaux aux oestrogènes à des périodes du cycle inappropriées.
  • Les grossesses nerveuses à répétition appartiennent aux facteurs de risque visibles pour tout détenteur de chien.

Symptômes

Ecoulement vaginal ou non, fatigue, état général diminué, inappétence, parfois hyperthermie, augmentation de la soif et de la miction. Ces signes surviennent en général dans les deux mois suivants les dernières chaleurs.

Diagnostic

Historique, symptômes, radiographie, échographie, analyses de sang, éventuellement de l'urine et de l'écoulement vaginal s'il y en a.

Traitements

Parfois, et lorsque la cervix est suffisamment ouverte permettant un écoulement du liquide purulent, un traitement à base d'antibiotiques et d'aglépristone peut remédier au problème. Attention, le risque de récidive n'est dans ce cas jamais écarté !

En règle générale, le traitement de choix fait appel à la chirurgie, on procède à une ovariohystérectomie (= ablation de l'utérus et des ovaires), plus ou moins urgente selon l'état clinique du chien. Des traitements accompagnateurs tels que perfusions, antibiotiques, etc. sont indispensables.

Pronostic

Bon si un traitement est entrepris rapidement.

Prévention

Stérilisation de routine, ou lors de troubles répétitifs du cycle (grossesses nerveuses fréquentes, trouble du rythme des chaleurs, etc.).

Ou éviter les traitements hormonaux de longue durée et non contrôlés par un vétérinaire.

mercredi, 02 mai 2012 06:25

Les puces, des mini-vampires, chat chien

Les puces, des mini-vampires

 

Le Chien, les soins habituels, les origines

 

Les puces font partie des parasites les plus fréquemment rencontrés. On les trouve partout, à toutes saisons avec une préférence pour l'été.

Elles affectionnent particulièrement les chiens et chats (et autres animaux à pelage) mais peuvent, par défaut, s'intéresser aux humains.
Non seulement elles peuvent servir de vecteur à diverses maladies, comme la peste au Moyen-Age, ainsi que les ténia (vers plats), de plus elles provoquent des démangeaisons violentes voir même des allergies (DAPP).

Se nourrissant du sang de leur hôte, elles peuvent considérablement affaiblir un animal, surtout s'il est très jeune ou déjà malade.

 

La puce adulte vit donc sur l'animal et pond ses œufs qui tombent dans les endroits douillets et confortables des intérieurs, tels que moquettes, lit, canapés, tapis, etc

Après une dizaine de jours, les œufs se transforment en larves, qui vivent sous les meubles et se nourrissent des excréments des puces adultes. 

Sept jours après, elles sont aptes à se précipiter sur leur hôte. Si l'hôte est absent, elles peuvent survivre dans un cocon jusqu'à une année et se réactiver lorsqu'un nouvel hôte s'approche.

Le cycle complet de la puce dure ainsi au minimum 3-4 semaines.

Une puce adulte accouplée pond 50 œufs par jour, ce qui revient à un total d'un millier d'œufs…!!! C'est la raison pour laquelle il est également important de traiter l'environnement de son animal infecté de puces.

Le traitement

Il existe des produits qui traitent le pelage du chien ou du chat, des produits qui traitent l'environnement et d'autres qu'on administre à l'animal dans le but de " stériliser " les puces adultes et les empêcher de pondre des œufs.

En fonction du mode de vie de chacun et des habitudes individuelles, on choisira la combinaison de traitement la plus appropriée.

Certains de ces produits ont un effet préventif, et sont très utiles à appliquer sur les animaux qui ont accès à l'extérieur. Il existe également des colliers à effet préventif, à efficacité variable, mais qui sont déconseillés auprès d'animaux de moins de 3 mois.

Heures d'ouverture

furet

Matin: 08:00 - 12:00
Après-midi: 14:00 - 19:00
Ouvert 2 samedis matin par mois.

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