Pour animaux de compagnie.
Danielle Perrin Frei

Danielle Perrin Frei

dirige le cabinet vétérinaire AuFuret. 

Le cabinet vétérinaire été fondé en 1999 sous l'impulsion du Méd-vét. Danielle Perrin Frei. Membre SVS (Société des Vétérinaires Suisses) Membre SVV (Société Vaudoise des Vétérinaires)

 

En cabinet, nous rencontrons beaucoup de chats infestés de puces principalement dans ces mois d’automne, lorsque le froid arrive de plus en plus.

Il est en effet connu que les puces sont aptes à passer l’hiver dans des endroits chauds, moelleux et douillets. Elles ne meurent pas systématiquement comme le croît souvent la pensée populaire. Il faut également savoir que les oeufs et larves sont particulièrement résistantes dans l’environnement et peuvent survivre de longues périodes.

Les chats qui se promènent donc à l’extérieur (ou ceux qui déménagent dans des appartements infestés) vont rencontrer facilement des puces ou leurs états juvéniles pour s’infester lourdement.

Il est probable que l’augmentation massive de chats vus en cabinet avec des puces est plutôt due au manque de soins préventifs. En effet, beaucoup de personnes pensent pouvoir cesser le traitement préventif pendant la saison froide, ce qui n’est pas justifié, au contraire. Le chauffage dans les appartements exacerbe également la reproduction des puces dans l’environnement. En ce qui concerne les tiques, elles par contre, ne survivent pas à une saison très froide (à <12°C env.).

Il importe donc d’appliquer toute l’année durant, même pendant les mois d’hiver, un traitement préventif anti-puces efficace. Celui-ci peut, éventuellement en hiver, ne pas être un produit spécifiquement efficace comme anti-tiques, mais doit dans ce cas être remplacé à nouveau dès le retour des beaux jours (en mars) par un traitement préventif contre puces et tiques.

La plupart des traitements efficaces sont commercialisés sous forme de spot-on, un produit liquide que l’on applique entre les poils derrière la nuque. Se méfier des produits dits « naturels », parfois ils sont peu efficaces, voire toxiques chez certains individus.

La prévention est toujours la meilleure des options, les puces transmettant des parasites internes, elles peuvent déclencher des allergies, se nourrissent de sang, et piquent parfois à défaut les autres espèces, dont les humains.

mercredi, 02 mai 2012 06:29

Les pathologies du furet 2/2

Les pathologies du furet les plus fréquemment rencontrées au cabinet, partie 2/2.

 

 

Lymphome ou lymphosarcome

Les tumeurs et cancers se rencontrent malheureusement fréquemment chez le furet. Le lymphome (ou lymphosarcome) est un cancer des cellules lymphatiques et attaque des furets de tout âge. En effet, on rencontre deux formes, la juvénile et la générale. Les deux formes ont une symptomatologie un peu différente. Si la forme juvénile (de quelques mois à 1-2 ans) se manifeste d’une façon quasi aiguë et peut se confondre avec une obstruction gastrique de type corps étranger, la forme classique chez les adultes débute par des signes vagues et peu spécifiques tels que amaigrissement et léthargie. Elle évolue typiquement comme une forme chronique débilitante. Tous les organes peuvent être atteints par la maladie en sus des ganglions (multiples ou isolés) et de la rate, avec une préférence pour des organes gastro-intestinaux, oculaires, moelle osseuse, poumons, reins et autres.

Le diagnostic est posé suite à divers examens tels que échographie, laparoscopie exploratrice, cytologie, histopathologie en autres.

Des protocoles de chimiothérapie sont décrits, entraînant une rémission de quelques mois. Mais en considérant le pronostic sombre et la qualité de vie de ces furets, l’euthanasie est plus souvent choisie.

Hyperadrenocorticisme

Une stérilisation ou castration précoce (vers l’âge de 6-7 semaines) est un facteur important pour l’apparition dès l’âge de 3 ans d’un hyperadrenocorticisme. Les deux glandes surrénales peuvent être atteintes. Contrairement au chien qui manifeste l’hyperadrenocorticisme par un syndrome de cushing du à une augmentation de cortisol dans le corps, le furet réagit peu à travers le cortisol, mais plutôt par l’augmentation des hormones sexuelles sécrétées. Cette différence est importante car elle explique deux choses :

-le traitement avec le lysodren tel chez le chien ne procure aucun effet chez le furet

-les symptômes décrits chez le furet sont bien différents

Le furet malade présente toujours des signes de chaleur malgré la castration/stérilisation, c’est-à-dire une vulve enflée, des écoulements vulvaires et chez le mâle des gouttes d’urine déposées constamment au cours du trajet avec une certaine frénésie. Une alopécie accompagne ces signes, la perte de poils débutant sur la queue et se prolongeant sur le corps, tronc principalement.

Le diagnostic se pose suite aux commémoratifs, signes cliniques, échographie par un opérateur expérimenté, et finalement lors de la laparoscopie. Le traitement de choix est chirurgical. L’histopathologie permettra de définir le pronostic.

Insulinome

Tumeur fréquente aux USA, elle est déjà plus rare dans nos régions. Des symptômes d’hypoglycémie accompagnent l’insulinome, tumeur de la partie endocrine du pancréas. Ces tumeurs apparaissent chez le furet de plus de 5 ans en général, elles peuvent être bénignes ou parfois malignes ou multiples. L’exérèse chirurgicale complète est donc souvent impossible, on procède à l’ablation de la majorité des modifications ou même un lobe complet, le traitement conservateur à base de prednisolone est parfois nécessaire en sus.  

Autres néoplasies

Le furet est malheureusement assez prédisposé aux tumeurs de toute sorte, au niveau de la peau également, de l’appareil reproducteur, gastro-intestinal, endocrine, urinaire et squeleto-musculaire.     

Infections

Toutes sortes d’infections sont possibles chez le furet, d’origine bactériennes, virales, parasitaires ou protozoaires. Selon l’organe et les symptômes, on décidera des examens complémentaires si nécessaire afin de s’approcher d’un diagnostic parfois peu facile. Il existe également encore peu de laboratoires testant du matériel provenant du furet, il est toujours utile de s’y renseigner auparavant. Les traitements suivront le diagnostic ou du moins la suspicion la plus probable.

Traumatismes

On pourrait évoquer des pages de traumatismes possibles chez le furet, la majorité surviennent suite à l’écrasement accidentel par le propriétaire ou autre humain, la chute (d’un meuble, d’une épaule, d’une fenêtre) ou le claquement d’une porte. Grâce à sa souplesse, le furet est heureusement souvent indemne, on retrouve ainsi chez la plupart des furets une ou deux canines cassées comme seule blessure. Parfois les lésions sont plus importantes et se traitent comme chez les autres animaux.    

Si nous sommes loin d’avoir évoquer toutes les pathologies se rencontrant chez le furet, ces deux parties peuvent donner un aperçu des cas plus fréquemment diagnostiqués ou du moins documentés dans nos régions. Le furet reste un carnivore avec certaines maladies semblables à celles du chien ou parfois du chat, les lignes de diagnostic et de traitement s’alignent souvent à leurs thérapies également.

mercredi, 02 mai 2012 06:29

Les pathologies du furet 1/2

Les pathologies du furet les plus fréquemment rencontrées au cabinet, partie I/2.

Les furets sont les troisièmes animaux de compagnie les plus fréquents, après les chats et les chiens, à visiter le cabinet. Ils représentent donc la majorité des NAC vus en consultation avant même les rongeurs/lapins, reptiles et oiseaux.

Les motifs de consultation sont le plus fréquemment heureux, et se nomment vaccination (contre la maladie de carré), stérilisation (obligatoire chez la furette non reproductrice en prévention de l’anémie aplasique) ou castration (contrôle de l’odeur + marquage), mise en place de la puce électronique (en outre obligatoire chez les furets se rendant dès juillet 2004 dans un pays de l’EU) . L’ablation des glandes anales est interdite en Suisse, sauf en cas de pathologie associée.

Mais si les furets européens ne développent pas les maladies trouvées chez les américains avec la même fréquence, elles peuvent néanmoins se retrouver également chez nos furets suisses romands. En deux parties, voici un aperçu des problèmes les plus souvent rencontrés :

Diarrhée

Le transit du furet est rapide (env. 3h) puisque les intestins sont courts. La flore bactérienne y est assez pauvre. Les furets jeunes sont les plus sensibles aux germes et souffrent de diarrhée suite à certains virus tels que des rotavirus, coronavirus ou des parasitoses comme des coccidies. La complication la plus fréquente est le prolaps rectal qui disparaît souvent avec le traitement causal sans nécessiter de chirurgie. En outre, d’autres germes réputés (salmonelle, campylobacter, mycobacter, Lawsonia intracellularis provoquant la fameuse « proliferative bowel disease », etc) peuvent provoquer des diarrhées.

La plupart des diarrhées se traitent après diagnostic avec éventuellement une antibiothérapie générale. Ceux-ci sont en général bien tolérés, néanmoins des dysbioses bactériennes peuvent parfois survenir après des traitements et nécessitent la prise d’entéroferments sur une certaine période. Après une entérite, les selles peuvent rester longtemps granuleuses et parfois mal formées sans refléter une quelconque pathologie supplémentaire.

Chez les furets adultes, la majorité des diarrhées font souvent suite à des défauts nutritionnels ou des facteurs de stress.

La fameuse « green slime disease » qui pourrait être provoquée par un coronavirus et qui ferait des ravages aux USA ne semble pas (encore ?) devenir un réel problème dans nos régions. Le virus influenza de la grippe humaine peut occasionnellement provoquer une diarrhée transitoire. D’autres pathologies décrites à médiation immunitaire telle que la gastro-entérite éosinophilique sont encore plus rares. Idem pour la maladie du Carré ou la maladie Aleutienne, qui ne se rencontrent heureusement pas souvent.

Finalement, certaines néoplasies peuvent provoquer des signes d’entérite, toutefois toujours avec d’autres signes associés.

Eléments-clés pour le diagnostic : Anamnèse, examen clinique, analyse des conditions de vie, analyses bactériologiques et parasitologiques de selles, hématologie, chimiogramme (surtout les enzymes hépatiques), evt. endoscopie chez les furets plus gros, laparatomie exploratrice pour biopsies.

Dans l’attente de la thérapie causale, thérapie symptomatique : Antibiothérapie, contrôle des données de vie (nutrition, stress, etc.), perfusion s.-c. si affaiblissement important, diète légère (plusieurs petits repas fractionnés, evt poulet cuit ou duck soup), hospitalisation si nécessaire.

Vomissement

Le furet vomit relativement rarement, mais aura plutôt tendance à montrer des signes de nausées qui se présentent chez lui de façon particulière et assez spécifique. Comme chez les autres carnivores, les nausées/vomissements peuvent être causés par une pléthore de pathologies mais chez le furet, de préférence jeune, il ne faut jamais exclure la possibilité d’une obstruction gastro-intestinale. En effet le furet adore ingérer tout ce qu’il peut trouver, de comestible ou non. Certains corps étrangers peuvent rester coincés, en majorité dans l’estomac et parfois aussi dans les intestins, y compris le colon. La thérapie fait appel à la chirurgie et à l’extraction.

Une inflammation ulcéreuse causée par Helicobacter sp. existe chez le furet, provoquant des nausées, un amaigrissement, des melena, et semble comme chez l’humain fortement influencée par des facteurs de stress. Le diagnostic définitif ne se fait qu’avec une biopsie de la muqueuse gastrique. La trithérapie est souvent couronnée de succès.

Les hépatopathies sont peu décrites mais se rencontrent de temps en temps. Les causes sont incertaines, le pronostic d’emblée est réservé. La plupart des pathologies hépatiques sont d’origine néoplasiques (lymphosarcome, adenocarcinome, hémangiosarcome, adénome), on connaît également la lipidose hépatique ainsi que des hépatites infectieuses ou lymphocytaires, des cholangiohépatites, ou des intoxications au cuivre. Cliniquement on observe un furet avec des nausées intenses, plus rarement des signes d’entérite, une anorexie totale, un amaigrissement et faiblesse générale. Outre l’anémie, on trouve dans le chimiogramme des élévations des transaminases, parfois aussi des phosphatases alcalines. Une bilirubinémie augmentée survient souvent tardivement et de façon massive et présage un pronostic sans grand espoir. Des moyens thérapeutiques importants doivent être mis en œuvre, mais le pronostic reste très réservé. Perfusion, hospitalisation, antibiothérapie, traitement causal s’il existe, compléments tel que nutrical, anti-émétiques evt. alimentation parentale.

Des intoxications sont également toujours possibles, sachant que le furet peut déguster du savon, des cires dépilatoires, du dentifrice, du vif citronné, etc…De plus, avec sa manie de faire ses réserves dans les endroits les plus reculés de son habitat, il peut ingérer un morceau de viande ou autre produit alimentaire avarié et causant des troubles gastro-intestinaux. La thérapie reste identique aux intoxications chez d’autres carnivores.

Elements-clés pour le diagnostic : Anamnèse, examen clinique avec palpation abdominale attentive, Radiographies chimiogramme, hémogramme, échographie, autres analyses complémentaires evt.

Pathologies de l’appareil uro-génital

Si chez le mâle on rencontrera des urolithiases ou des prostatites liées à un hyperadrenocorticisme, chez la femelle diverses pathologies existent, la plupart en relation avec l’appareil génital :

-    Ovaire récurent, formation kystique ou métrite après ablation seule des ovaires sans hystérectomie. Ré-intervention nécessaire. L’ovariohystérectomie d’emblée est préconisée, elle permet d’éviter ces soucis de deuxième opération avec une nouvelle narcose et des frais supplémentaires.

-         Anémie aplasique

-         Mastite chez la furette allaitante

-         Toxémie chez la furette gestante

-         Dystocie, plutôt rare

-         Urolithiase

-         Problèmes liés à une portée trop petite (1-2 fœtus)

Tous ces problèmes nécessitent une visite chez le vétérinaire, généralement rapidement. Le pronostic de certaines de ces pathologies est très incertain, d’autres peuvent être réversibles si intervenu à temps (en traitement conservatif ou parfois par chirurgie). Toutefois, une prévention stricte et scrupuleuse ainsi qu’une bonne connaissance de la reproduction chez le furet permet d’éviter un certain nombre de ces pathologies

Les parasites gastro-intestinaux des chiens et chats

Tous les animaux peuvent être infectés par des parasites gastro-intestinaux, communément appelés des vers ou alors helminthes dans le langage médical, mais chaque espèce est sensible à certaines catégories de vers.
Donc par ex. un parasite nocif pour l’humain ne sera pas obligatoirement pathogène pour un chien, et vice-versa. Par contre certains peuvent contaminer aussi bien l’un que l’autre. Les parasites d’un animal qui sont pathogènes pour l’être humain constitue un danger de zoonose.

Les parasites gastro-intestinaux des chiens et chats se répartissent dans 2 grands groupes :

-Les cestodes, c’est-à-dire les vers plats :

a) Ténia spp.
b) Dipylidium sp.
c) et Echinococcus spp.

-Les nématodes, les vers ronds, constitués eux de 3 sous-groupes :

a) Les Ascaris
b) Les Trichuris
c) Les Ankylostomes

Certains animaux infectés ne montrent aucun signe de maladie, alors que d’autres auront peut-être de la diarrhée, des problèmes respiratoires, un appétit irrégulier, un amaigrissement, de l’anémie, un ventre ballonné ou des retards de croissance. Même si l’animal ne montre pas de signes cliniques, les parasites sont nocifs et doivent être éliminés.

Dans la liste ci-dessus, les Ascaris et un type d’Echinococcus sont hautement pathogènes pour l’être humain, donc encore une raison pour débarrasser le plus vite que possible un animal de ses parasites !

Le diagnostic se fait soit à l’œil nu, soit par analyses des selles. Par extrapolation, on peut aussi deviner le type de vers par ex. grâce à la présence d’un vecteur : L’exemple le plus courant est l’animal fortement infesté de puces qui pourrait habiter le parasite Dipylidium qui est transmis par ce biais. Les souris, certaines crottes dans les pâturages ou le lait maternel sont d’autres exemples de voie de transmission de ces parasites.

Le traitement doit être spécifique à chaque parasite, d’où l’importance d’un diagnostic, du moins de suspicion. Les vétérinaires possèdent dans leur pharmacie une panoplie de différents vermifuges adaptés à chaque ver. Souvent, le traitement doit être répété.

En prévention, on peut donner des comprimés de vermifuges régulièrement à son animal, surtout au chat adepte de souris ou au chien chasseur. La fréquence de ce traitement préventif varie d’une à 4 fois par année. L’achat de ces comprimés chez le vétérinaire ne nécessite pas obligatoirement de consultation.

Les otites sont très douloureuses pour l’animal de compagnie qui en souffre, et sont à traiter rapidement avant toute péjoration.


Les otites sont des inflammations du conduit auditif qui peuvent être très douloureuses et gênantes pour l’animal. Chaque espèce peut en souffrir. Le conduit auditif est tapissé de peau très ressemblante à l’épiderme de la peau.
C’est pourquoi certaines pathologies de la peau se retrouvent également dans les oreilles.


Divers germes sont responsables d’otites. Outre diverses bactéries, des levures (champignons) ou des parasites peuvent coloniser l’oreille et provoquer une inflammation.
Si les parasites sont fréquents chez les chats d’extérieur (gale des oreilles, appelé notoedres cati) ou chez certains rongeurs, chez les chiens on retrouve plutôt régulièrement des levures type malassezia spp. ou des otites bactériennes.

Certaines habitudes peuvent aussi porter préjudice à la santé des oreilles, telles que bain fréquent avec augmentation de l’humidité dans le conduit ou soins inadaptés.
Les allergies, généralement de type alimentaire, conduisent également à des otites. Puis certaines races de chien ont une sensibilité particulière dans cet organe (cocker, berger allemand, etc).

Lors d’otites, le conduit auditif manque d’oxygène et certaines bactéries appréciant cette ambiance prolifèrent. Cette inflammation conduit à une surproduction de cérumen et à une odeur relativement désagréable en cas d’otites bactériennes.
Dans les cas graves, des déformations et des formations verruqueuses dans le conduit auditif peuvent survenir. Quant aux gales des oreilles, il s’agit de petits parasites tout juste visible à l’œil nu, perdus dans la montagne de cire noire qu’ils produisent.

Donc un chat avec des dépôts noirs en grande quantité dans les oreilles a probablement de la gale à cet endroit.

Plusieurs signes doivent alerter le propriétaire : Si l’oreille (ou les deux) est rouge, chaude, nauséabonde, présente des sécrétions importantes noires ou brunes, si l’animal se gratte à cet endroit, se secoue la tête, s’il porte l’oreille de manière différente, si elle est enflée, ou douloureuse. Ce dernier point est important car une otite non décelée et peu typique peut néanmoins être très douloureuse et peut expliquer par exemple une agressivité subite avec morsure.

Dans tous ces cas, il convient de visiter son vétérinaire.

Les otites se traitent facilement si elles sont débusquées précocement, même si parfois il sera nécessaire de prélever un échantillon pour une mise en culture des germes.

Chez certains animaux, elle peuvent être récidivantes, certaines mesures d’hygiène simple peuvent alors être mises en pratique (diminution des bains et séchage des oreilles, nettoyage périodique avec un astringent spécifique, vérification du type d’alimentation,etc.)

mercredi, 25 avril 2012 07:19

Les oreilles des chinchillas

Si les chinchillas sont des animaux au pelage extraordinairement doux, leurs oreilles sont également très belles et fines. Toutefois leur grande taille et leur fragilité prédisposent aux blessures ou autres affections. Les oreilles sont aussi le miroir de l’état de santé général, car nues et larges, on y voit parfois le reflet de certaines altérations du métabolisme.

Traumatismes

Les traumatismes les plus fréquents sont les morsures suite à des bagarres entre congénères. Les premiers soins consistent à désinfecter les plaies, et si celles-ci sont de petite taille, une application locale d’antibiotiques sous forme de pommade sera suffisante. Lorsque la morsure est grave, une antibiothérapie systémique est indiquée.

Les sutures sont rarement nécessaires, les oreilles si fines ne tiennent pas, on utilisera, si nécessaire, plutôt de la colle tissulaire lorsque les déchirures sont étendues.

Otites

Elles font souvent suite à des traumatismes, qui, en cicatrisant, provoquent une accumulation de tissus fibreux qui obstruent les canaux auriculaires et favorisent la prolifération de germes infectieux dans les oreilles.

Le chinchilla souffrant de douleur à l’oreille penche la tête, tente parfois de se gratter, et peut même voir une réduction de son appétit (les crottes deviennent petites et sèches).

Le recours à un vétérinaire est nécessaire pour réduire l’obstruction et nettoyer les canaux auriculaires. Des soins locaux d’antibiotiques sont généralement prescrits.

Maladie des oreilles jaunes

Affection suite à une carence de choline, vitamine E, méthionine. Les pigments végétaux ne seront pas métabolisés de façon adéquate et se concentrent finalement dans la graisse et la peau.

Par la suite, la peau des oreilles devient jaune puis nettement orangée.

Le traitement consiste à supplémenter l’alimentation avec les substances manquantes, fruits secs par exemple, ou à alimenter avec une nourriture complète de qualité pour chinchillas et du foin de haute qualité.

Autres

Les mycoses, ou teignes, sont rarement observées sur les oreilles, elles préfèrent coloniser les zones de poils pour se loger et se nourrir facilement.

Toutefois certains pavillons montrent une certaine sécheresse, surtout après un épisode de maladie, un petit massage avec de l’huile d’amande douce ou une crème douce pour bébé les réhydrate rapidement.

mercredi, 02 mai 2012 06:30

Les obstructions gastro-intestinales

Les obstructions gastro-intestinales par corps étranger (CE)

 

L’ingestion de corps étranger (CE) est plus fréquente chez les jeunes animaux que chez les sujets plus âgés. Les chiens, dont certaines races plus fréquemment (labrador, golden, etc..), ainsi que les furets sont des espèces plus susceptibles d’avaler des objets non comestibles. Mais tout animal peut accidentellement avaler un CE à problème. Autrement, le pourquoi est difficile à connaître : Manie, odeur ou texture attractive ? Toutefois, certains rongeurs souffrant par exemple de pathologie dentaire avalent parfois des morceaux d’objets.

Outre les CE non comestibles (jouets la plupart du temps), on trouve des trichobézoards (boules de poils) ou des aliments comestibles trop volumineux qui peuvent poser problèmes. Chaque espèce est plus ou moins spécialisée : Le chat avec ses trichobézoards ou alors des balles, ficelles ou hameçons, la vache avec ses pommes ou ses clous, le chien et le furet avec tout et n’importe quoi, les rongeurs avec du papier et ainsi de suite.

Les reptiles sont souvent protégés dans leur terrarium et échappe à ce genre de souci. Leur aptitude de détection de proies les empêche aussi de se tromper.

Les tortues et les chevaux semblent aussi mieux trier leur jardin que d’autres animaux ! Entre les chiens et les furets, on peut parfois retrouver des objets très insolites : bas nylon, marron, porte-monnaie (les billets se digèrent plus vite que le cuir…), enveloppe de parapluie, bouton, pives, pièces d’ameublement, etc.. La littérature retrace même des natels ou walkman avalés ! Bref, on a souvent l’impression de jouer au « Kindersurprise » lors de l’opération !

Un CE peut suivre plusieurs coursus. Soit il parcoure tout le transit et ressort après quelques temps dans les selles, soit il peut se bloquer ; Dans l’œsophage (rare), dans l’estomac (fréquent), dans les différentes volutes de l’intestin grêle (quelque fois) ou à la jonction avec le caecum (souvent), ou dans le colon (rare). Il va se bloquer de préférence dans les zones de rétrécissement naturelles du système gastro-intestinal.

Les symptômes sont assez typiques, des vomissements, directement après le repas ou légèrement différé selon la localisation du blocage, de plus en plus nauséabonds, un arrêt de la défécation, généralement total, une gêne à la palpation abdominale, un mal-être général de l’animal. Un blocage peut provoquer des signes très aigus, mais parfois une certaine chronicité s’installe avant de déclencher des symptômes suffisamment évocateurs du problème.

Avec l’anamnèse et le tableau clinique, des examens complémentaires, généralement de type radiographie avec ou sans contraste, complètent le diagnostic. Le CE est soit visible, soit des signes bien particuliers se retrouvent sur le cliché annonçant un blocage.

En cas de diagnostic d’obstruction, la meilleure thérapie est la chirurgie. Le traitement conservateur n’est possible qu’en cas d’obstruction légère et incomplète, ce qui se rencontre plus rarement.

On effectuera une ouverture de l’organe cible, soit donc une gastrotomie, une duodeno-, une jejuno- ou une ileostomie , evt. une typhlotomie ou, plus rarement nécessaire, une colostomie. Le CE peut parfois provoquer des nécroses des tissus distendus, on effectuera alors une résection d’une partie de l’organe pour éviter les toxémies. Il est parfois nécessaire de fixer certains de ces organes avant de suturer la plaie.

La phase post-opératoire est délicate dans les 48h. suivants l’intervention, on veillera à une ré-alimentation progressive, une reperfusion douce, un contrôle des paramètres, une antibiothérapie appropriée, en sus des autres mesures usuelles.

Le pronostic est souvent favorable sauf si les nécroses sont trop étendues ou difficiles à exciser, le plus difficile consistera à éviter le risque de récidive !

mercredi, 25 avril 2012 13:10

Les neuropathies chez les reptiles

Les reptiles peuvent également, comme les mammifères, souffrir de maladies du système nerveux central. On parle principalement d’encéphalopathies, puisqu’il s’agit de l’encéphale qui est le plus atteint. Quelques rares syndromes peuvent également toucher le système nerveux périphérique.

Différentes causes existent, voici un aperçu des diverses étiologies :

  • Infectieuses. Maladies bactériennes ou maladies virales (IBD du boa).
  • Métaboliques. Carence de calcium, carence en vit. H (biotine) ou B1, maladie de la goutte viscérale, hypoglycémie. Les carences sont principalement dues à des erreurs d’alimentation.
  • Parasitaires. Amibes, coccidies, champignons. Ces derniers se rencontrent surtout chez l’agame barbu.
  • Traumatiques. Chute d’un élément du terrarium sur la tête, électrocution, problème de température inadéquate.
  • Toxiques. Surdosage de médicaments, d’antiparasitaires, ingestion de plantes toxiques, inhalation de toxiques.
  • Néoplasiques. Tumeurs neurofibrosarcomateuses.

Symptômes

2 tableaux cliniques peuvent à choix être exprimés :

  • Apathie, paralysie flasque, dysphagie, musculature hypotonique, incoordination, réflexe de retournement absent.
  • Convulsions, spasmes musculaires, contractures importantes surtout de l’avant du corps avec contorsions.

Certains serpents présentent des symptômes légers comme une légère déviation de la tête, une motilité de la langue ralentie, une mauvaise vue donc une difficulté à attraper des proies.

Diagnostic

Le diagnostic est frustrant, parfois des radiographies peuvent montrer des fractures, des ostéolyses ou des néoplasies, une prise de sang permet de doser certains paramètres comme le calcium, l’acide urique, le glucose, l’hématologie permet de soupçonner une origine bactérienne. Des analyses de selles permettent de vérifier s’il y a présence de parasites.

Les ponctions de liquide rachidien ne sont pas possibles chez les reptiles car il n’y a pas d’espace sous-arachnoïdien.

L’IBD des boïdés peut se déceler avant la mort dans le sang, mais surtout dans les cellules du foie ou du pancréas. Des tests sérologiques sont en cours d’investigations.

Finalement les diagnostics les plus sûrs actuellement restent encore ceux trouvés lors d’autopsies. On peut y trouver en particulier les maladies infectieuses qui présentent un certain intérêt pour les éleveurs puisqu’elles sont capables de décimer un élevage entier très rapidement.

Thérapie

Selon la cause suspectée, des antibiotiques, des anti-protozoaires, des corrections diététiques, des soins palliatifs.

Pronostic

Les intoxications sont souvent réversibles, donc de bonne augure. De même pour les carences. Les traumatismes dépendent de la gravité de la lésion causale.
Les encéphalites infectieuses ou parasitaires sont la plupart du temps de pronostic très sombre.

Tous les animaux peuvent développer un jour ou l’autre une néoplasie, c’est-à-dire une tumeur bénigne ou maligne. Certaines espèces en développent d’ailleurs plus fréquemment comme les rats ou les furets.

Les néoplasies sont décrites de la même façon qu’en médecine humaine, selon leur origine, l’organe atteint, leur agressivité, leur croissance et leur degré d’invasion des tissus. Certains types de tumeurs sont en général bénins comme les lipomes qui peuvent toute de même atteindre des dimensions importantes, d’autres sont souvent agressifs comme les tumeurs du foie par exemple. Une tumeur maligne possède un pronostic très réservé voire sombre.

De façon générale, les tumeurs peuvent survenir dans n’importe quel organe et à tout âge. Certaines espèces présentent des particularités comme les lymphomes juvéniles ou adultes chez le furet, les insulinomes chez le furet également, les tumeurs mammaires chez les rats, les fibrosarcomes chez les chats, etc.

Les signes sont vastes et toujours liés à ou aux organes concernés. Parfois une masse est visible ou palpable de l’extérieur de l’animal, parfois nous ne pouvons que repérer des symptômes peu spécifiques tels qu’amaigrissement, inappétence, anémie, fatigue. Ces symptômes peuvent survenir lentement, mais parfois leur apparition est foudroyante ne laissant que peu de temps pour comprendre ce qui se passe.
Les examens complémentaires passent par le sang (pas toujours ou parfois peu modifié), radiographies, échographies, endoscopie, voire scanner.

Les possibilités de traitement sont étroites surtout si la néoplasie est volumineuse ou très agressive. Chirurgie, chimiothérapie voire radiothérapie. En Suisse, les traitements oncologiques sont proposés au Tierspital de Zurich.

Il est toutefois toujours essentiel de garder à l’oeil le bénéfice pour l’animal et de bien peser le pour ou contre avant de décider d’entreprendre des traitements lourds et onéreux. Les néoplasies appartiennent, à juste titre, à une des causes les plus fréquentes d’euthanasie avant que l’animal ne ressente des souffrances inutiles.

Il n’y a que peu de prévention possible. Les tumeurs mammaires sont évitées si la chienne est stérilisée avant ses premières chaleurs. Puis lorsqu’une néoplasie se déclare, la chirurgie offre un meilleur résultat si elle est entreprise rapidement lorsque la tumeur est petite.

mercredi, 25 avril 2012 07:12

Les mues chez les squamates

Les Squamates (les serpents et les lézards) possèdent la particularité de muer à intervalles réguliers, de 1 à 3 mois selon l’espèce et son état physiologique et environnemental. 

La mue permet à l’épiderme de se renouveler de façon cyclique.

Le serpent mue en général d’une seule peau, les lunettes oculaires incluses. Le lézard, quant à lui, mue par parties. Peu avant la mue, le reptile prend un aspect moins brillant et son épiderme se ternit.
Les tortues, qui ne font partie des squamates, mue de façon plus discrète, en perdant des écailles.

Les troubles de la mue

Un serpent présentant un problème de mue va souvent muer par petites pièces, de façon peu homogène, les lambeaux de mue restant collés à l’épiderme. Très fréquemment, il ne perdra pas les lunettes oculaires (lunettes pré-cornéennes persistantes) comme cela se devrait. Les yeux restent ternes et opaques.

Un lézard avec des problèmes de mue accumule les lambeaux d’écaille dévitalisés mais non mués, ce phénomène se produisant couche par couche si rien n’est entrepris auparavant. A la longue, ces couches forment des bosses, que les propriétaires moins expérimentés confondent avec des tumeurs ou des kystes. Des strictures des doigts par les anneaux de lambeaux enserrés garrotent et nécrosent les extrémités.

L’aspect général de l’épiderme paraît fripé, séché, et terne. Parfois des démangeaisons accompagnent ce type de problème. A moyen terme, des dermites menacent la santé du reptile, les lunettes persistantes peuvent provoquer une cécité.

Lorsque l’entier de l’exuvie reste collée au tegument, on parle de mue bloquée.

Les problèmes de mue sont rares à l’état sauvage, la captivité favorise malheureusement ce syndrome.
Les causes sont souvent d’origine environnementale :

  • Hygrométrie trop basse, de manière générale une déshydratation
  • Température ambiante insuffisante
  • Stress et manipulations dans les jours précédant la mue
  • Mauvais voire absence de support rugueux dans le terrarium pour se frotter

D’autres causes pathologiques peuvent favoriser les troubles de la mue, bien que celles-ci soient souvent également indirectement liées à des problèmes de conditions de vie ou d’hygiène) :

  • Infection, dermites d’origines parasitaires (acariens), bactériennes ou fongiques
  • Des maladies neurologiques, encéphalopathies
  • Hypothyreose
  • Cicatrices de plaie, de brûlures

Le traitement

Impératif.

  1. Traiter la cause si on la détermine et/ou revoir les conditions de détention.
  2. Réhydrater le reptile, des bains à 30°C, puis très délicatement on peut tenter de retirer les lambeaux avec un q-teeps mouillé qu’on glisse dans l’espace à décoller.
  3. En cas de lunettes pré-cornéenne persistante, consulter un vétérinaire.

La prévention

La prévention est toujours et encore la solution à privilégier !

Attention à l’hygiène, à l’hygrométrie, la température, la ventilation, l’alimentation, les accessoires du terrarium. Ne pas oublier les mesure de quarantaine lorsque nécessaire.
Humidifier l’épiderme dès qu’apparaissent les premiers signes de trouble de mue.

Souvent des erreurs des conditions de vie corrigées résolvent assez rapidement ce genre de souci, surtout si on s’adapte au mieux à l’espèce concernée.

Heures d'ouverture

furet

Matin: 08:00 - 12:00
Après-midi: 14:00 - 19:00
Ouvert 2 samedis matin par mois.

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