Pour animaux de compagnie.
Danielle Perrin Frei

Danielle Perrin Frei

dirige le cabinet vétérinaire AuFuret. 

Le cabinet vétérinaire été fondé en 1999 sous l'impulsion du Méd-vét. Danielle Perrin Frei. Membre SVS (Société des Vétérinaires Suisses) Membre SVV (Société Vaudoise des Vétérinaires)

mercredi, 25 avril 2012 13:49

Les morsures chez nos animaux de compagnie

Il existe différents types de morsures. On peut les classer selon les espèces concernées, la force des lésions ou leurs séquelles.

Les morsures nécessitent toujours une désinfection de plaie correcte et répétée quelques fois. Il est également souvent nécessaire de traiter « le mordu » avec des antibiotiques, de préférence dans les 24 heures qui suivent la morsure.

Les ouvertures sont rarement suturées totalement, le risque infectieux étant trop grand, et si le besoin est, la préférence va à une fermeture partielle à l’aide de drainage.

Le chien

 

  • La plupart des morsures sont intra-spécifiques. Les chiens se mordent lors de bagarre, principalement due à une compétition entre les protagonistes où chacun désire affirmer sa supériorité sur l’autre. Ce genre de morsure est souvent sans gravité.
  • Un chien peut mordre également par crainte, dans ce cas souvent des gens, de préférence leur vétérinaire (!), ou peut mordre par manifestation de territorialité envers des intrus.
  • Certains chiens infligent des graves blessures lorsque leur instinct de chasse est intact et les pousse à poursuivre des proies. C’est pourquoi on ne doit jamais courir devant un chien qui nous impressionne !
  • Les morsures de chiens peuvent varier en gravité, et si elles ne nécessitent pas toujours des antibiotiques par voie générale, elles peuvent aller jusqu’à des sutures étendues.

 

La prévention passe par l’éducation du chien et des gens. Des cours sont proposés aux enfants sur le thème « comment se comporter envers un chien connu ou non ». Plus de renseignements auprès de de l’association de prévention des accidents par morsure :
www.pam-lausanne.ch

Diverses brochures très bien documentées peuvent être commandées gratuitement auprès de l’office vétérinaire fédéral :
www.bvet.admin.ch

Un élevage sérieux reste également une bonne garantie pour une adoption d’un chiot sain et équilibré psychiquement.

Le chat

Le chat mord dans 3 cas de figure :

 

  • Bagarre entre chats. Les abcès sont fréquents après ces morsures de petites dents pointues et profondes qui sont souvent entartrées et habitées par de nombreux germes !
  • Morsure d’un humain, de préférence celui qui importune le chat, le propriétaire ou le vétérinaire. Ces morsures sont toujours à montrer rapidement à un médecin car le risque d’infection ascendante est grand.
  • Chasse de proie.

 

Les rongeurs ou lapins

Ce groupe mord principalement ses congénères. Leurs peaux étant relativement fines et fragiles, les arrachements de peau sont parfois dramatiques. Les propriétaires ne se rendent pas toujours compte des problèmes survenant dans une cage, et la plaie qui est dans les premiers temps peu significatives devient d’un coup enfin évidente et souvent très étendue.

Lorsqu’ils mordent des humains, les petites et longues dents peuvent également s’implanter profondément et occasionner des infections.

Les reptiles

Selon le reptile, la morsure peut être dramatique. Les reptiles venimeux doivent absolument être réservés à des professionnels ou des connaisseurs hors pair.

Les morsures entre reptiles non venimeux, par exemple entre agames barbu mâles, peuvent avoir des issues tragiques car les critères usuels d’infection ne sont pas applicables aux reptiles. Toute petite plaie doit absolument être traitée rapidement, afin d’éviter des complications graves et sournoises comme la gangrène.

Certains reptiles ne provoquent que rarement des accidents via morsure, mais plutôt par leurs griffes ou avec leur queue. Ces plaies peuvent également être extrêmement douloureuses et contaminées.

Les oiseaux

Les becs d’oiseaux peuvent être douloureux, mais en général les pincements sont toujours dus à une erreur de la part du manipulateur ou à un oiseau soumis à un stress intense. D’autres parties du corps sont également des instruments douloureux à expérimenter, comme les serres.

Les furets

Ne mordent jamais... En fait ils mordent par jeu, pour attirer l’attention du propriétaire, cela reste donc des pincements, mais peu mordent par réelle agressivité. Seuls les sujets non socialisés mordent fortement. Entre eux, les furets mordent mais s’infligent peu de blessures, leurs peaux étant trop épaisses pour souffrir de plus d’une petite croûte.

mercredi, 25 avril 2012 13:40

Les mammites chez les animaux de compagnie

 Les mammites sont des inflammations du tissu mammaire qui surviennent volontiers chez nos vaches allaitantes, mais plus rarement chez les animaux de compagnie mammifères (chiens, chats, furets).

Toutefois elles peuvent provoquer des dégâts ainsi que des douleurs importantes et doivent être traitées rapidement.

Elles apparaissent chez les femelles allaitantes et sont souvent causées par des microtraumatismes des dents des bébés. Une infection originelle ailleurs (par ex. à la matrice) ou des conditions d’hygiène pauvres peuvent également être responsables de l’apparition de mammites ou d’une image clinique aggravante . La ou les glande/-s mammaire/-s touchée/-s s’infecte/-nt suite à la prolifération des bactéries, ce qui, sans traitement, peut conduire à une septicémie parfois mortelle.

Les glandes malades sont chaudes, douloureuses, tendues, rouges, exactement comme un abcès, et peuvent évoluer vers une gangrène, ou une nécrose de tissus.

Le traitement fait appel à des antibiotiques (en prenant garde à la substance active choisie selon si les bébés têtent encore), des compresses chaudes et une extraction fréquente du lait de la ou des glande/-s atteintes. Si une partie de la glande est nécrosée, un débridement de la plaie sous narcose est nécessaire. Dans certains cas, la glande malade est totalement perdue.

La mère peut rejeter les bébés, ce qui implique alors un complément de biberon que donnera le propriétaire.

La prévention consiste à suivre avec attention l’allaitement des petits, à favoriser une hygiène irréprochable et à être attentif au moindre signe de problème chez la mère ou les petits.

mercredi, 25 avril 2012 12:59

Les maladies cardiaques chez le furet

 

Les maladies du couur sont relativement fréquentes chez les furets, surtout chez les sujets à l’âge moyen ou avancé.

Symptômes

Soit le furet est totalement asymptomatique et le problème est découvert par hasard, soit il présente des signes vagues : perte d’appétit, perte de poids, léthargie, difficulté à marcher. La faiblesse du train-arrière est souvent nette. Puis, d’autres signes se manifestent qui sont plus typiques, comme de l’ascites, du liquide dans l’abdomen, ou une augmentation de la fréquence respiratoire qui est observée par le propriétaire. La toux, telle que chez le chien, est toutefois rarement observée chez le furet.

Diagnostic

L’examen clinique du coeur, de la couleur des muqueuses, du pouls, des structures abdominales peuvent indiquer une première suspicion, puis des examens complémentaires sont nécessaires, comme la radiographie, parfois un ECG, mais surtout une échocardiographie.
La plupart des maladies cardiaques sont de cardiomyopathies, souvent de type dilatée (ou congestive) et plus rarement de type hypertrophique. Les maladies des valves se rencontrent aussi mais plus rarement. Finalement on peut rencontrer des maladies telles des myocardites, des maladies congénitales du coeur (peu décrites), des tumeurs voire des dirofilarioses dans les régions endémiques.

Traitement

La guérison n’existe pas, le but est de soulager l’activité du coeur et donc ses effets sur le corps grâce à une médication adaptée. Le corps peut compenser longtemps les dérèglements induits par une activité cardiaque défectueuse, mais la décompensation peut survenir d’un coup et être fatale.

Les traitements ne sont pas toujours tolérés de façon optimale et une adaptation progressive des dosages est souvent nécessaire. De plus, certains médicaments pour chiens et chats se dosent difficilement chez le furet. Certaines maladies concomitantes assombrissent également les possibilités de stabilisation de l’état cardiaque. Les diètes cardiaques des chiens et chats ne sont pas adaptées à l’alimentation du furet, toutefois une alimentation pauvre en sel et des mesures pour tenter de réduire l’activité physique du furet peuvent se révéler être favorables.

mercredi, 02 mai 2012 06:32

Les lapins orphelins

Les lapins orphelins, comment les aider ?

La gestation de la lapine dure de 29 à 33 jours (31 jours en moyenne), elle peut avoir de 2 à 9 lapereaux. Au bout de 15 jours, on peut sentir (par palpation) les petits dans le ventre de leur mère.
Le bébé lapin naît nu, sourd et aveugle ; il commence à ouvrir les yeux à 2 semaines. La lapine allaite pendant 4 semaines environ. Son lait, très riche, permet aux lapereaux de doubler leur poids en 6 jours. Vers 10-15 jours, les petits commencent à sortir et à grignoter. Vers 4-5 semaines, on peut séparer les petits de leur mère, et vers 2 mois séparer les frères des soeurs.

Malheureusement il arrive que cela ne se passe pas bien. Il n’est pas rare que la femelle, déshydratée, mange ses petits ou les abandonne.

Avec des lapereaux orphelins, il faudra veiller à les garder au chaud (25°) en permanence.
On pourra leur donner du lait maternisé pour chiots et chatons, en doublant les doses de poudre par rapport à la quantité d’eau. Il faudra y rajouter un complément vitamine et minéral (vitamine C et vitamine B en priorité). Il ne faudra pas oublier de faire chauffer le lait à une température de 37-38°.
A partir de 10 jours de vie, on laissera du foin et des graines en permanence, car ils s’y intéresseront rapidement.
Les bébés lapins n’ont pas besoin d’être nourris fréquemment (la lapine ne s’en occupe que 2 fois par jour normalement).

Un exemple de dosage avec du lait pour chatons :

  • La première semaine : 5 ml par jour
  • La deuxième semaine : 15 ml par jour
  • La troisième semaine : 25 ml par jour
  • Les semaines suivantes : 30 ml par jour
  • en faisant 2 repas par jour.

On essayera de masser le ventre des lapereaux à la fin des repas avec une petite serviette tiède, pour stimuler la miction et la défécation (le jeune lapin n’est pas capable de déclencher ses fonctions naturelles seul).

 

Les chats souffrent très fréquemment, en vieillissant, d’insuffisances rénales chroniques.

Comme chez l’humain, les chats possèdent 2 reins qui présentent les mêmes fonctions de filtration du sang et d’élimination de divers métabolites, voire toxiques. Les parties actives se présentent sous la forme de multiples unités de filtration, des néphrons.

Avec l’âge, le nombre de ces unités de filtrations diminue suite à des atteintes de l’organe et lorsqu’un certain seuil de destruction des néphrons est atteint, des symptômes cliniques se manifestent. Chez les chats âgés, on voit généralement une évolution chronique, les formes aigues se rencontrent plus volontiers chez les chiens suite à une infection par exemple.

Les signes cliniques d’une IRC sont souvent une augmentation de la soif (polydipsie), une augmentation des urines (polyurie), des vomissements, un amaigrissement, une odeur désagréable de la gueule, des ulcères dans la cavité buccale, une désorientation et/ou une somnolence pathologiques. Ces symptômes apparaissent peu à peu, certains ne sont présents qu’à partir d’un certain stade de gravité de la maladie.

Ils sont principalement dus à l’augmentation de l’urée dans le sang, un métabolite des protéines. Les reins n’éliminent plus en suffisance les métabolites indésirables dans le sang, et ceux-ci retournent dans le système sanguin où ils provoquent ces signes assimilables à une auto-intoxication.

Le diagnostic se fait suite à l’image clinique, un bilan sanguin complet, et parfois d’autres investigations telles qu’échographie. Une suspicion est facile à poser, et certains paramètres chimiques dans le sang sont très indicateurs d’une IRC si leurs valeurs sont augmentées par rapport aux normes de référence (urée, créatinine). Certaines valeurs d’électrolytes peuvent donner une indication de pronostic (par ex. le potassium).

Le chat ne peut guérir d’IRC, on peut tenter de soulager l’effet néfaste des métabolites augmentés en accélérant la diurèse (perfusions) ou en facilitant la filtration rénale (certains médicaments). L’alimentation diététique est également une aide dans la tentative de stabilisation de l’état clinique du chat. Ces aliments servent également de façon préventive, et même s’ils sont encore peu utilisés chez des chats âgés en bonne santé, ils pourraient probablement retarder l’apparition des symptômes.

mercredi, 02 mai 2012 06:32

Les infections de matrice

Les pyomètres chez les chiennes

Les pyomètres sont des infections de la matrice, ou utérus, qui surviennent en général brutalement chez des chiennes, voire d'autres espèces, peu après la fin d'une période de chaleur. Le problème se rencontre rarement chez des jeunes animaux, mais plus fréquemment après plusieurs cycles. Les chiens, mais aussi les chats ainsi que d'autres espèces, y compris lapins et rongeurs, sont susceptibles de développer ce type d'infection.

La pathologie est sérieuse et ne se résout pas sans intervention vétérinaire. Sans traitement, la maladie évolue mal. Il y a accumulation de liquide principalement purulent dans les deux cornes utérines avec production de toxines aggravant les signes cliniques. Et lorsque la cervix, qui fait office de bouchon naturel, se bouche, l'évolution vers la mort est rapide, soit par résorption massive de toxines bactériennes, soit par rupture de la paroi utérine fragilisée.

Causes et facteurs de risque

  • Déséquilibre hormonal, traitements hormonaux aux oestrogènes à des périodes du cycle inappropriées.
  • Les grossesses nerveuses à répétition appartiennent aux facteurs de risque visibles pour tout détenteur de chien.

Symptômes

Ecoulement vaginal ou non, fatigue, état général diminué, inappétence, parfois hyperthermie, augmentation de la soif et de la miction. Ces signes surviennent en général dans les deux mois suivants les dernières chaleurs.

Diagnostic

Historique, symptômes, radiographie, échographie, analyses de sang, éventuellement de l'urine et de l'écoulement vaginal s'il y en a.

Traitements

Parfois, et lorsque la cervix est suffisamment ouverte permettant un écoulement du liquide purulent, un traitement à base d'antibiotiques et d'aglépristone peut remédier au problème. Attention, le risque de récidive n'est dans ce cas jamais écarté !

En règle générale, le traitement de choix fait appel à la chirurgie, on procède à une ovariohystérectomie (= ablation de l'utérus et des ovaires), plus ou moins urgente selon l'état clinique du chien. Des traitements accompagnateurs tels que perfusions, antibiotiques, etc. sont indispensables.

Pronostic

Bon si un traitement est entrepris rapidement.

Prévention

Stérilisation de routine, ou lors de troubles répétitifs du cycle (grossesses nerveuses fréquentes, trouble du rythme des chaleurs, etc.).

Ou éviter les traitements hormonaux de longue durée et non contrôlés par un vétérinaire.

mercredi, 17 février 2010 18:02

Les implants de Desloréline enfin en Suisse!

Les implants comme alternative à la castration

 

Les implants de Desloréline sont enfin arrivés en Suisse en 2009. Ils sont autorisés en Suisse comme alternative intéressante à la castration chirurgicale des chiens.

Mais pourquoi castrer un chien mâle ? Il y a principalement 3 raisons :

-Pour empêcher une saillie avec une femelle dans son entourage,

-Pour calmer une libido excessive et un marquage urinaire. Attention, un chien qui fugue n’est pas obligatoirement victime d’hormones sexuelles excessives !

-Pour raisons médicales (hyperplasie de la prostate, tumeur testiculaire, etc).

La castration chirurgicale reste encore la méthode la plus pratiquée, elle est définitive et irréversible. Elle présente l’avantage qu’après 10 jours de fils, on en parle plus!

Dans certains cas, une méthode réversible est intéressante :

-En cas de pathologie transitoire liée à la testostérone ou en cas d’âge très avancé ou un état de santé défaillant du chien rendant une anesthésie risquée.

-Pour remettre à plus tard la saillie d’un chien reproducteur vivant au sein de femelles reproductrices

-En cas de doute sur un problème de comportement (par ex. fugue)

L’implant se pose chez le vétérinaire, il s’agit d’une injection d’un objet de 1,2 cm de long entre les omoplates du chien. Le principe actif est libéré de manière constante pendant 6 mois (evt plus long chez les petites races) et empêche la production de testostérone et autres hormones de façon indirecte. Si nécessaire, l’implant peut être réimplanté tous les 6 mois.

Après la pose de l’implant, un délai de 6 semaines est à prévoir avant que le chien soit infécond car du sperme reste stocké un certain temps.

Une augmentation des effets dus à la testostérone est souvent observée après la pose de l’implant, cette augmentation est transitoire pendant une dizaine de jours, mais elle peut être très forte. C’est la raison pour laquelle la pose de l’implant est déconseillée chez les chiens mâles agressifs, l’agressivité pouvant augmenter de manière importante les jours suivants la pose de l’implant.

D’autres indications pour cet implant existe dans d’autres pays ou de façon expérimentale, les délais et risques pouvant alors varier. Par exemple pour contrôler la fonction reproductrice chez la chienne, les risques liés à cette utilisation n’étant toutefois pas encore totalement reconnus, ou lors de pathologies des glandes surrénaliennes (hyperadrénocorticisme) chez les furets, mâles ou femelles.

De façon générale, l’implant de Desloréline fait actuellement partie de la panoplie du vétérinaire en ce qui concerne les décisions liées aux fonctions reproductrices des animaux, même si la chirurgie définitive reste toujours la solution majoritairement utilisée.

 Les implants de Desloréline sont enfin arrivés en Suisse en 2009. Ils sont autorisés en Suisse comme alternative intéressante à la castration chirurgicale des chiens.

Mais pourquoi castrer un chien mâle ? Il y a principalement 3 raisons :

  1. Pour empêcher une saillie avec une femelle dans son entourage,
  2. Pour calmer une libido excessive et un marquage urinaire. Attention, un chien qui fugue n’est pas obligatoirement victime d’hormones sexuelles excessives !
  3. Pour raisons médicales (hyperplasie de la prostate, tumeur testiculaire, etc).

La castration chirurgicale reste encore la méthode la plus pratiquée, elle est définitive et irréversible. Elle présente l’avantage qu’après 10 jours de fils, on en parle plus!

Dans certains cas, une méthode réversible est intéressante :

  • En cas de pathologie transitoire liée à la testostérone ou en cas d’âge très avancé ou un état de santé défaillant du chien rendant une anesthésie risquée.
  • Pour remettre à plus tard la saillie d’un chien reproducteur vivant au sein de femelles reproductrices
  • En cas de doute sur un problème de comportement (par ex. fugue)

L’implant se pose chez le vétérinaire, il s’agit d’une injection d’un objet de 1,2 cm de long entre les omoplates du chien. Le principe actif est libéré de manière constante pendant 6 mois (evt plus long chez les petites races) et empêche la production de testostérone et autres hormones de façon indirecte. Si nécessaire, l’implant peut être réimplanté tous les 6 mois.

Après la pose de l’implant, un délai de 6 semaines est à prévoir avant que le chien soit infécond car du sperme reste stocké un certain temps.

Une augmentation des effets dus à la testostérone est souvent observée après la pose de l’implant, cette augmentation est transitoire pendant une dizaine de jours, mais elle peut être très forte. C’est la raison pour laquelle la pose de l’implant est déconseillée chez les chiens mâles agressifs, l’agressivité pouvant augmenter de manière importante les jours suivants la pose de l’implant.

D’autres indications pour cet implant existe dans d’autres pays ou de façon expérimentale, les délais et risques pouvant alors varier. Par exemple pour contrôler la fonction reproductrice chez la chienne, les risques liés à cette utilisation n’étant toutefois pas encore totalement reconnus, ou lors de pathologies des glandes surrénaliennes (hyperadrénocorticisme) chez les furets, mâles ou femelles.

De façon générale, l’implant de Desloréline fait actuellement partie de la panoplie du vétérinaire en ce qui concerne les décisions liées aux fonctions reproductrices des animaux, même si la chirurgie définitive reste toujours la solution majoritairement utilisée.

Les fibrosarcomes chez le chat ou chez le furet

 

Le complexe fibrosarcome félin est de nos jours le type de tumeur le plus fréquemment rencontré chez le chat. Les chats de tout âge peuvent être atteints. Ce complexe comprend différents types de tumeurs, et selon les pays, leurs dénominations précises varient.

Les premiers signes sont l’apparition d’un ou de plusieurs nodules sous la peau, durs et fermes, souvent non douloureux excepté si la tumeur est déjà infiltrée dans les tissus plus profonds. La peau peut s’ulcérer, mais uniquement dans un deuxième temps. Comme localisations fréquentes, le dos, vers les omoplates, sur les flancs, aux cuisses. On peut aussi rencontrer ces tumeurs sur la face et aux pattes.

La vitesse de croissance de la tumeur est très variable d’un chat à un autre et d’un nodule à un autre, sans que l’on sache pourquoi. Toutefois, on suspecte que la croissance s’accélère à chaque ablation chirurgicale.

Ce type de tumeur est très agressif localement, ce qui explique les récidives fréquentes, ou on dira plutôt certaines, après la chirurgie. Les métastases sont toutefois plus rares, 10 à 15% seulement des tumeurs primaires métastasent, principalement dans les ganglions ou les poumons. Le pronostic est donc réservé.

Le diagnostic est histopathologique, c’est-à-dire analysé après prélèvement. Les cellules tumorales sont en général fusiformes et proviennent du tissu mésenchymal.

Il n’y a pas de traitement miracle, on propose en général une chirurgie dans l’espoir d’exciser la tumeur très largement. Le pronostic est meilleur si on intervient très vite avant que la taille de la tumeur ne dépasse 1 cm3. Une radiothérapie pour limiter la vitesse de récidive peut être envisagée. La chimiothérapie, qui retarde l’apparition de métastases, est moins intéressante vu que ce risque-là n’est pas le problème majeur dans cette pathologie. L’utilisation d’interféron est prometteuse, mais leur toxicité est difficile à gérer et leur application appartient encore à l’avenir.

La thérapie est donc envisagée pour retarder l’évolution de la maladie, mais rien ne peut encore guérir. La vie de l’animal est malheureusement donc en sursis.

On rencontre également ce complexe tumorale chez le chien mais localisé plutôt dans les tissus osseux, dans la gencive ou la face. Chez le furet, le fibrosarcome tel que chez le chat existe. Ces tumeurs évoluent aussi rapidement et s’ulcèrent terriblement. L’espérance de vie après diagnostic n’a pas dépassé 6 mois chez les furets rencontrés dans notre cabinet. Les tumeurs se développent également sous la peau, entre les omoplates, au thorax, sur la face, le long de la colonne vertébrale.

A noter que la radiothérapie n’est pas simple à gérer pour les détenteurs des animaux car dans notre région, il est nécessaire d’aller à Zürich, ce qui n’est pas toujours compatible avec diverses obligations. La radiothérapie peut être envisagée avant une ablation si la tumeur est trop grande ou après pour améliorer la réponse thérapeutique.

Les euthanasies

Le Chien, les soins habituels, les origines

Rares sont les chiens qui décèdent naturellement, et il en va de même pour les chats d’un certain âge qui ont déjà échappés aux multiples possibilités d’accidents.
Donc la première indication d’une euthanasie est un état de santé défaillant et un prognostic sombre. La décision douloureuse se prend au moment où la qualité de vie de l’animal se perd.

Une autre indication pour l’euthanasie est une agressivité non tolérable et irréversible.
Un trouble de comportement de ce genre est un risque pour la sécurité d’autrui. Une euthanasie dans ce contexte a toujours un goût amer même si elle est fortement indiquée.

Ces situations peuvent être évitées en sociabilisant l’animal correctement dès son plus jeune âge et en devançant les troubles agressifs dès les premières apparitions en faisant appel à des professionnels de l’éducation animalière.
Malheureusement, chez les chats, cela est plus ardu que chez les chiens.

Bien que très difficile à prendre, la décision d’une euthanasie est à considérer comme un soulagement pour l’animal. Lui épargner des souffrances de plus en plus intolérables est un cadeau vis à vis du compagnon de longue date.
Un acharnement à prolonger la vie d’un animal en fin de vie et qui souffre est considéré comme un comportement égoïste.

En règle générale, le propriétaire de l’animal discute avec son vétérinaire du moment idéal pour l’endormissement définitif. Ce dernier peut aider le propriétaire à se situer dans cette décision et peut prodiguer quelques conseils.

L’euthanasie est effectuée avec des substances narcotiques très dosées qui endorment l’animal au-delà du seuil acceptable de narcose. Les fonctions vitales s’arrêtent doucement et l’animal ne ressent pas de douleur.

Puis le corps est en général incinéré. La loi permet un ensevelissement à condition que le poids de l’animal n’excède pas 10kg. Mais il n’est pas toujours aisé de creuser un trou assez profond pour éviter les grattages des animaux sauvages.

En majorité donc, les vétérinaires s’occupent de déposer le corps de l’animal auprès d’un centre d’incinération.

Le propriétaire peut demander la récupération des cendres, mais cela est coûteux et long puisque l’incinération s’effectue dans ce cas individuellement et dans des crématoires spécialisés.

Les jours suivants une euthanasie sont les plus difficiles. Il est conseillé de se défaire des affaires de son animal décédé, et surtout que le temps passe.

Certaines personnes désirent tout de suite un nouveau compagnon, et d’autres préfèrent attendre un peu. Cela est normal et chacun est différent.
Quelques personnes ressentent parfois un sentiment de culpabilité ou un doute, ou réalisent brutalement la perte de leur animal, dans ces cas, le vétérinaire reste toujours à l’écoute.

Sa disponibilité pour une euthanasie ne prend pas fin avec la cessation de vie de l’animal mais se poursuit également au-delà selon le vœu du propriétaire.

Heures d'ouverture

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Matin: 08:00 - 12:00
Après-midi: 14:00 - 19:00
Ouvert 2 samedis matin par mois.

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