Pour animaux de compagnie.
Danielle Perrin Frei

Danielle Perrin Frei

dirige le cabinet vétérinaire AuFuret. 

Le cabinet vétérinaire été fondé en 1999 sous l'impulsion du Méd-vét. Danielle Perrin Frei. Membre SVS (Société des Vétérinaires Suisses) Membre SVV (Société Vaudoise des Vétérinaires)

Il existe plusieurs sortes de litières que l’on peut mettre dans les cages de nos rongeurs et lapins : paille, foin, copeaux, écorces de bois, chanvre, maïs, granulés,etc.

La paille
Avantages : les animaux peuvent la grignoter, elle n’est pas chère à l’achat et elle fait une jolie litière à regarder.
Inconvénients : elle n’est pas très absorbante...

Le foin
Avantages : tout comme la paille, les animaux peuvent le manger et il n’est pas très cher.
Inconvénient : il faut en mettre une grande couche pour qu’il absorbe vraiment.

Les copeaux de bois (sciure)
Avantages : ils absorbent très bien, et c’est la litière la moins chère.
Inconvénients : ils restent humides lorsque l’animal fait ses besoins, et cette humidité peut provoquer des infections sous les pattes (des pododermatites), surtout chez un animal ne se déplaçant pas beaucoup. Les copeaux sont aussi très poussiéreux et peuvent provoquer des problèmes respiratoires ; ils sont à éviter absolument chez les rats et les souris (très sujets aux problèmes respiratoires) ou chez tout autre animal sensible. Ils se prennent aussi très facilement dans les poils (ils transforment les animaux en jolis sapins de Noël !) et sont très volatiles.

Les écorces de bois (gros copeaux)
Avantages : c’est une litière jolie à regarder (aspect « forêt » !) et qui est peu poussiéreuse.
Inconvénients : elle n’est pas très absorbante.

Le chanvre
Avantages : c’est une bonne litière, peu poussiéreuse, bien absorbante, idéale pour les rats.
Inconvénients : elle est plus chère que les autres litières.

Le maïs (petits granulés)
Avantages : c’est la litière la moins poussiéreuse, elle est très pratique car elle ne se prend pas dans les poils et elle est facile à changer.
Inconvénients : son prix ! Et parfois difficile à trouver selon la région.

Les « granulés » (« pellets » style litière pour chats)
Avantages : ils font très peu de poussière, et se transforment en poudre quand ils sont mouillés, ce qui les rend faciles à changer.
Inconvénients : pas vraiment agréables pour les pattes de nos petits rongeurs…

Chaque litière présente donc des avantages et des inconvénients, à chacun de choisir celle qui convient le mieux à ses animaux. Personnellement, je mets une couche de copeaux au fond du bac et une bonne couche de paille sur le dessus pour mes lapins et cochons d’Inde (les copeaux absorbent bien l’urine mais la paille empêche que les animaux restent sur de l’humide), et du maïs pour mes souris.

Par Stéphanie, AMV en formation

mercredi, 25 avril 2012 12:53

Les démangeaisons chez la souris

Les démangeaisons chez la souris sont souvent liées à des problèmes dermatologiques. Parasites, bactéries, levures, mycoses, virus, alimentaire, environnemental, de multiples facteurs dermatologiques peuvent être à l’origine des démangeaisons. On peut suspecter également des troubles métaboliques selon l’expression du prurit.

Les ectoparasites

  • Les gales. En petit nombre, elles ne causent pas de signes cliniques visibles. Des infestations importantes causent vite des lésions d’auto-traumatisme suite aux démangeaisons sévères. Des pertes de pelage, des croûtes, des démangeaisons, evt, un pelage terne et ébouriffé se retrouvent dans l’expression des signes cliniques. Selon la gale précise, la localisation des troubles peut varier. Certaines lignées consanguines souffrent particulièrement d’une allergie à une certaine espèce d’acarien, ce qui peut augmenter les troubles. Des souris immunosuppressives ou portantes sont également à risque. Des traitements existent chez le vétérinaire.
  • Des poux. Rares, attention au risque de zoonose
  • Des puces. Uniquement chez des souris vivants avec des chats ou chiens.

Les endoparasites

Certains endoparasites peuvent provoquer des démangeaisons à l’anus et à la base de la queue.

Les infections bactériennes

Elles provoquent des dermatites souvent ulcératives, parfois nécrosantes, qui peuvent causer du prurit de façon plus ou moins intense. Des abcès purulents sont principalement causés par des bactéries, parfois liés avec des blessures primaires suite à des bagarres. Les dermatites bactériennes sont souvent secondaires à une autre maladie dermatologique primaire.
Leur diagnostic est fait après examen des signes cliniques, des prélèvements et mises en culture. Leur traitement est classique, avec curetage des abcès, désinfection et antibiothérapie.

Les infections virales

Elles causent rarement des démangeaisons, toutefois elles montrent une mortalité importante. Des changements de pelage, un état général fortement diminué, des signes dermatologiques (allant de la tuméfaction à l’amputation) sont des signaux d’appel.

Des infections fongiques

Les dermatophytes sont fréquents chez les souris, on parle de 60% des souris infectées. Néanmoins, ils ne causent que rarement des signes cliniques, qui sont en général des alopécies (perte de pelage) localisées, avec un cercle parfois rougeâtre et croûteux. Le diagnostic et le traitement se fait chez le vétérinaire.

Divers

  • Des carences nutritionnelles causent des alopécies mais peu de démangeaisons.
  • Des facteurs comportementaux comme l’arrachage de pelage chez les souris dominées, des bagarres
  • « Ringtail », une condition favorisée par un environnement humide et chez des jeunes. Strictures de la queue qui entraîne une amputation. Pas de démangeaisons.
  • Une vasculite d’origine immunitaire. Chez les souris de labo, entraîne une dermatite ulcérative
  • Des néoplasies. Peuvent entraîner des grattages de gêne ou douleur.
  • Gangrène sèche idiopathique des pavillons auriculaires. Chez les jeunes souris, un environnement froid, trop de soins de pelage, et des poux peuvent provoquer ce syndrome qui nécrose les oreilles. Il est incertain si la condition, rencontrée fréquemment, d’automutilation de la face avec nécrose des oreilles, et qui résiste à long terme à tout traitement est directement liée à ce syndrome ou est lié à une néphrite qui pourrait être à l’origine de sensations de démangeaisons intenses. Un traitement n’est actuellement pas encore connu.

Nos animaux de compagnie peuvent également souffrir de crises ressemblant aux crises d’épilepsies de l’humain. Si ces notions d’épilepsie et de grand ou petit mal restent réservées à la description humaine, nous rencontrons des crises convulsives du même type chez les chiens, chats, furets.

Les chiens

2 formes sont principalement distinguées : une forme générale et une forme partielle.

-La première est plus fréquente et apparaît souvent dans un jeune âge (dès l’âge env. de 6 mois). Sa cause reste souvent inconnue, on parle alors de crise idiopathique. Certaines races et lignées de chiens y sont prédisposées, dont le labrador. Parfois on peut trouver une origine métabolique, par exemple des maladies congénitales comme un shunt porto systémique. Ces crises sont accompagnées de perte de conscience, un affaissement du corps, des convulsions, de l’écume, et des pertes d’urine voire de selles. Le chien peut montrer un comportement différent avant la crise, ce qui pourrait indiquer une forme de ressenti d’aura. Après la crise, le chien retrouve toutes ses capacités. Ce type de crise n’est pas médicalisé tant qu’il ne survient pas plus d’une à deux fois par mois, par contre, si la fréquence, la durée ou l’espace entre les crises diminuent, le chien recevra une médicalisation, souvent à vie. Toutefois, il sera précieux de recueillir toutes les données ou informations liées à la survenue des crises, c’est pourquoi il est conseillé de répertorier soigneusement sur un carnet tout ce qui a trait aux heures précédents les crises. Certains chiens vivent des années avec ces crises sans que cela affecte leur état général.

-La forme partielle de crise survient parfois brutalement, et ne se manifeste que sur une partie du corps, par exemple, seule la tête peut présenter des tremblements. Ce genre de crise est souvent lié à un problème d’origine métabolique (hypoglycémie, maladie du foie, tumeur, etc..). On procède à des examens plus poussés pour tenter de trouver une cause.

-Attention, la distinction entre les deux formes et des causes métaboliques ou idiopathiques n’est pas toujours simple !

-Les crises ne sont pas mortelles, par contre un état de status épileptique, donc des crises qui se suivent sans phase de récupération entre elles constituent une urgence car peuvent être létales.

Les chats

Les chats présentent plus souvent des crises convulsives d’apparition brutale et au pronostic sombre. Des causes métaboliques sont fréquentes et souvent plus facilement identifiables. Ces causes appartiennent toutefois à des groupes de maladies au pronostic réservé. Les tentatives thérapeutiques pour contrôler les crises sont souvent vouées à l’échec chez le chat, et l’apparition de crises convulsives est chez eux souvent à considérer comme inquiétantes.

Les furets

Les causes neurologiques sont plus rares, la principale cause de crise épileptiforme est l’hypoglycémie qui fait suite à des tumeurs de type insulinome. Et certaines maladies virales, comme le carré ou plus rare heureusement la rage voire la maladie aleutienne.

De façon générale, en cas de crise de ce type, il convient d’éviter de mettre ses doigts dans la gueule (risque de morsure), de tranquilliser l’animal en lui parlant doucement, d’éteindre les lumières et couper des sons de TV ou radio, éviter les bruits, sécuriser l’animal (risque de chute), et si on possède déjà des suppositoires pour cette indication, lui en insérer un gentiment.

mercredi, 02 mai 2012 06:32

Les constipations chez le chat

Les constipations chez le chat

 

Les problèmes de constipation se rencontrent fréquemment chez le chat, principalement lorsque celui-ci atteint déjà un certain âge. Mais d’autres facteurs influencent aussi la digestion féline et peuvent la ralentir.

Une alimentation inadaptée, un manque de mouvement et d’exercice, certains médicaments, sont des facteurs favorisants.

La radiographie est utilisée pour mettre en évidence l’entassement de selles dans le gros intestin.

Lorsque la constipation est installée, seul un traitement vétérinaire peut y remédier. Si le processus est léger, une extirpation des selles manuelle via l’anus et sous sédation suffit, mais si la constipation est importante, un traitement chirurgical est nécessaire.

En effet, dans ce cas, le chat présente tous les symptômes d’une obstruction intestinale avec vomissements nauséabonds, une absence de selles ou quelques taches non contrôlées de selles liquides, un état général déprimé et un manque d’appétit. Le traitement chirurgical est délicat, la convalescence est à surveiller étroitement, et le risque de récidive important.

L’idéal est la prévention : Alimentation équilibrée et pas d’excès inadapté, éviter l’obésité, eau en permanence, offrir au chat la possibilité de sortir ou si impossible, jouer avec et stimuler le mouvement avec des jeux, petite quantité de crème à café régulièrement.

Puis pour prévenir les récidives : Alimentation adéquate avec une teneur en fibres suffisante, de préférence optez pour une diète spéciale chez le vétérinaire, de l’eau en permanence, complément laxatif, augmenter l’exercice et stimuler le mouvement, régime si surcharge pondérale, et éventuellement médicalisation.

Bref, tout comme chez nous, alimentation adaptée et sport !

Les chiens qui font peur :

pitbull, staffordshire terrier, bull terrier, entre autres chiens de combat.

Les chiens de combat étaient autrefois utilisés en angleterre dans les combats de " bullbaiting ", donc de combats entre taureaux et chiens (d’où la race du bull terrier) mais ceux-ci ont interdits au début du xixème siècle. les mineurs du staffordshire, vrais fervents de ce genre d’attraction, ont alors mis au point des combats de chiens avec une race de chien, le staffordshire terrier, qui provient de croisement entre le bull terrier et le terrier anglais (aujourd’hui disparu). les staffordshire terriers ont été importés aux usa en 1870, puis alourdis par des sélections rigoureuses, ont donné l’american staffordshire terrier, communément appelé pitbull, de plus de 4 kg plus lourd que l’anglais.

Caractéristiques

Ce type de chien a été élevé pour son agressivité envers l’autre chien du combat, mais pas contre son maître qui devait pouvoir l’arracher hors du combat si son chien se faisait dévorer. de caractère, ils sont loyaux, intelligents, possèdent beaucoup de force et de courage. bon chien de garde, il devrait pouvoir distinguer les étrangers bien intentionnés de ceux qui ne le sont pas. il peut devenir dangereux s’il est traité brutalement. ceci est bien entendu valable pour toute race de chien !!!

Agression

Son agression est du type " de proie " : c’est-à-dire qu’il ne donne aucun préavis et attaque jusqu’à la mort de la proie puisqu’il s’agit bien du but de ce type d’agression. sa mâchoire possède des muscles masseter puissants et le chien ne lâche pas sa proie. ces formes d’attaque sont parmi les plus dangereuses. les facteurs favorisant un tel comportement sont fréquemment à trouver parmi une mauvaise phase de sociabilisation (manque de contacts avec divers stimulus externes, avec enfants, chats, autres chiens, personnes âgées ou handicapées, etc…), ainsi qu’une fausse éducation de la part du propriétaire (jeux inadaptés, encouragement de la morsure, non-respect des autres personnes, etc..). les non-propriétaires de chiens oublient parfois aussi que leur comportement peut réveiller un instinct de chasse chez n’importe quel chien: on apprend aux enfants de ne pas se jeter sur un chien inconnu en l’enlaçant, à ne pas passer en roller ou trottinette à toute vitesse juste à côté (le chien confondra la personne dessus avec une proie à poursuivre…) et à éviter de stimuler tout instinct de chasse.

Mesures en suisse ?

A l’étranger où des mesures fermes ont été prises contre ce type de chien, aucune diminution de l’incidence des morsures n’a été constatée. de plus, la majorité des morsures est toujours provoquée par des chiens de diverses races, mais plus souvent par des bâtards. il est aussi à rappeler que la plupart des morsures d’enfants sont dues aux chiens de la propre famille

Le conseil fédéral a nommé en mars 2000 un groupe de travail sur le chiens dangereux (gtcd). ce groupe a rendu, conjointement avec la société des vétérinaires suisses (svs), un premier rapport le 30 juin dont voici un résumé:

Préconiser une éducation correcte des chiens, en introduisant un label de qualité pour les classes de jeu pour chiots, puisque celles-ci se sont révélés efficaces comme moyen de sociabilisation des chiens, ainsi que pour les cours d’éducation, pour inculper à l’homme et à l’animal un comportement adéquat en situation critique.

Contrôle des élevages, qui ne devraient utiliser pour la reproduction que les chiens disposant d’un bon potentiel de sociabilisation.

Obligation de l’identification par puce électronique,

Avec la déclaration obligatoire des morsures. ces deux dernières mesures combinées devraient permettre de dépister les chiens récidivistes qui feront l’objet d’une évaluation vétérinaire, qui déterminera d’une éventuelle rééducation ou d’une euthanasie.

Ces mesures réunies permettront d’instaurer une prévention et une répression de tous les chiens, quel que soit la race, puisque chaque chien a potentiellement la capacité de nuire gravement à l’intégrité physique de personnes. cela n’est absolument pas réservé aux chiens de combat.

Le gtcd et la svs sont opposés à l’introduction d’une autorisation générale de garder un chien, cela augmenterait l’intérêt pour le chien en tant qu’animal de combat illégal et rabaisserait le chien au rang d’une arme insensible, ce qui va à l’encontre de l’éthique de la protection des animaux de notre pays.

l’interdiction de certaines races est également non souhaitable du point de vue scientifique, de plus l’apparence physique du chien ne donne aucune information sur son caractère.

En conclusion, il faut instaurer de la prévention parmi les éleveurs, les propriétaires, les non-propriétaires, des campagnes d’information dans le public et les écoles, ainsi que des mesures qui permettent de cibler la répression.


* homepage: http://www.aufuret.ch/

mercredi, 25 avril 2012 07:26

Les chiens : Ni des jouets ni des peluches

Le Chien, les soins habituels, les origines

Le chien est le meilleur ami de l’homme, mais ces derniers temps, il semble surtout être devenu le pire ennemi de la société. On a peur de ses crottes qui ne portent plus chance, on a peur de ses dents qu’il utilise pourtant plutôt pour manger ses repas de gourmet, on a peur de sa taille qui n’a rien à voir avec son caractère et on a même peur de sa couleur ce qui devient franchement un non-sens.

Par opposition aux types de chien qui ont le malheur d’être grands, forts, contrastés et dont les dents s’entartrent moins vite, un engouement rapide pour les petites races, voire les micro-races, s’est vite développé.

Et pourquoi pas ? Un petit chien est plus facile à caser à la maison, chez des amis, au restaurant, dans la voiture. Il ne tire pas en laisse, il coûte moins cher à alimenter et vit souvent de longues années. Son inconvénient majeur se trouve dans son état de santé qui est souvent empreint de tares congénitales ou de défauts en tout genre.

Un deuxième inconvénient est qu’ils ont tendance à mordre (pincer=mordre) rapidement quand une chose ne leur convient pas vraiment. Leurs propriétaires oublient vite que cet animal est toujours un chien, et non pas une peluche qu’on asseye à table, qu’on prend dans son lit, qu’on ne laisse pas se promener en le portant constamment, qu’on couvre de bisous humides sur la truffe et autre. Même si parfois tentante, mieux vaut laisser ce type de démonstration d’affection aux enfants et leurs chiens en peluche !

Car il est susceptible d’attraper les même maladies ou les mêmes parasites qu’un grand chien, il lèche également les odeurs (et plus !) du dehors qui lui semblent alléchantes, il mange le même type de nourriture. Au niveau de comportement, il a surtout besoin de règles bien définies fixant le cadre de vie, d’une socialisation avec les autres personnes et les autres chiens, d’un maître ferme et clair. Les félicitations sont les bienvenues, une caresse sera tout autant appréciée.

Ils seront vite déroutés par des messages contradictoires des membres d’une famille, des ordres non respectés, ainsi que par une attente anthropomorphique de la part de ses détenteurs. En fait, il est comme tout chien, qu’il soit grand, petit, à long poils ou ras, brachycéphale ou non, jeune ou vieux, son éducation et son mode de vie doivent obéir à certaines règles de base, il n’est pas un jouet ou une peluche. De cette manière, l’humain et le chien pourront continuer à former ce binôme bien intégré dans notre société actuelle.

Attention à ne pas oublier certaines règles de base pour l’éducation pour tous les chiens, grands, petits ou même microchiens !

mercredi, 25 avril 2012 12:57

Les boiteries traumatiques

 Les traumatismes engendrant des boiteries sont multiples et fréquents, surtout en belle saison. Une boiterie nécessite souvent une visite chez le vétérinaire, surtout si elle est importante et si elle dure. Le vétérinaire examinera l’animal en jaugeant l’intensité de la boiterie, en examinant visuellement (enflure, rougeur, courbure anormale) et manuellement (douleur, chaleur) la ou les pattes. Des examens complémentaires, souvent sous sédation, peuvent se révéler nécessaires : examen des ligaments, radiographie.

-Les infections, en majorité d’origine bactérienne, sont très fréquentes, surtout après morsure entre congénères ou autres espèces. Les chats développent facilement des abcès ou des phlegmons durs qui sont douloureux. Des corps étrangers sont parfois source de boiterie et douleur. Toute morsure est infectée et nécessite des soins aux antibiotiques. Les abcès seront drainés et nettoyés sous sédation. La guérison est souvent relativement rapide.

-Les traumatismes orthopédiques : De plusieurs natures, fractures, luxations, lésions ligamentaires, contusions, écrasement, certaines lésions se laissent caractériser grâce à la radiographie, d’autres avec des tests de manipulation spécifiques. La palpation reste toutefois le premier examen essentiel. Certaines lésions peu graves ou peu disloquées se laissent traiter avec des anti-inflammatoires et du repos, d’autres par une chirurgie osseuse par un vétérinaire orthopédique spécialisé qui dispose du matériel nécessaire. La guérison dans ces derniers cas est plus longue et il faut impérativement respecter les consignes de repos tels que promenade en laisse, ou garder l’animal à l’intérieur de l’habitat.

-Les traumatismes neurologiques. On parle dans ce cas plus souvent d’ataxie. Généralement suite à un accident ou une infection profonde, leur pronostic peut se révéler moins favorable, voire sombre. Un bilan complet est nécessaire.

-Les dermatites aux extrémités qui sont principalement localisées aux espaces interdigités. Si la lésion est unique, elle fait souvent suite à l’infiltration par un corps étranger. Si elle est multiple, les origines sont encore mal connues et des traitements à long terme sont nécessaires pour tenter de contrôler ces dermatites. D’autres dermatites d’origine immunitaire peuvent également provoquer des boiteries lorsqu’en phase inflammatoire.

-Les piqûres d’insectes. Fréquentes, elles engendrent une boiterie soudaine mais qui se résout rapidement d’elle-même, excepté en cas d’allergie (rare).

-Les tumeurs. Tumeurs de l’os, des tissus conjonctifs, des muscles, des voies lymphatiques, etc., de nombreuses tumeurs peuvent être à l’origine d’une boiterie (en général d’une patte uniquement), qui ne répondent que partiellement aux anti-inflammatoires. Leur pronostic est souvent sombre, certaines tumeurs découvertes précocement peuvent se contrôler avec une amputation chirurgicale, d’autres avec des traitements oncologiques.

Les causes de boiteries vont donc du bénin au plus grave, le repos est souvent une des premières choses à faire. Si la boiterie ne se résout pas rapidement d’elle-même, une visite chez le vétérinaire s’impose.

mercredi, 02 mai 2012 06:27

les bézoards chat furet

Les bézoards

 

Le chat ou le furet sont des animaux très attentifs à leur propreté. Ils se lèchent beaucoup le pelage, pour le nettoyer, le débarrasser d’éventuels parasites (malheureusement souvent sans succès à moyen terme) ou pour évacuer les poils morts.

C’est ce dernier point qui cause les bézoards, qui sont des boules de poils qui se retrouvent dans le système digestif de l’animal, car par cet acte de nettoyage, l’animal avale des poils en grande quantité.

Si l’appareil digestif arrive à évacuer la majorité de ces corps étrangers, certains des amas de poils peuvent se loger principalement dans l’estomac où ils peuvent causer différents troubles.

Ces troubles varient du bénin au plus grave. Vomissements de nourriture rapidement après le repas, crachats persistants (comme avoir un chat dans la gorge), puis obstruction plus grave allant jusqu’à l’occlusion complète (plutôt chez des animaux plus âgés).

On peut prévenir les bézoards en brossant régulièrement le chat ou le furet, éventuellement en le baignant exceptionnellement si la mue est intensive (surtout le furet), en soignant les éventuel troubles dermatologiques qui pourraient accentuer le léchage, et en lui offrant divers produits ou nourriture qui aident à la digestion de ces boules de poils.

Il existe des pâtes, à donner à titre préventif ou à titre thérapeutique ou des comprimés. Certaines marques d’aliment spécialisés ont aussi développé des croquettes à forte concentration de fibres végétales qui aident l’évacuation par voie rectale.

Finalement, de l’herbe à chat, principalement pour des chats d’intérieurs, aide également le chat à vomir ses bézoards.

Le traitement fait appel aux mêmes moyens que la prévention, en dosage plus intensif. Néanmoins, si l’occlusion est importante, une chirurgie pour enlever l’obstruction se révèle nécessaire pour sauver l’animal (un problème plus fréquemment rencontré chez des furets âgés). C’est pourquoi la prévention, comme d’habitude, s’avère importante.

mercredi, 02 mai 2012 06:29

Les abcès sous-cutanés

Les abcès sous-cutanés, suite à des morsures, surtout fréquents chez le chat

Les morsures entre animaux sont relativement courantes, et s’infligent en général entre compères d’une même espèce.

Toutefois, un chien peut parfois mordre cruellement un chat, un rongeur, un furet, un mouton ou tout autre animal domestique ou sauvage, mais cela reste heureusement rare car intolérable. Les chats quant à eux, se mordent de préférence entre eux, la plupart du temps lors de combats territoriaux. Il s’agit dans ce cas de comportement que l’on peut considérer comme normal.

 

Les matous non castrés se battent plus fréquemment, mais les autres ne sont en général pas toujours des tendres non plus !

Si les morsures du chien peuvent être larges et déchirantes, les dents de chat sont longues, fines et pointues et ne laissent que peu de trace.

 

Toutes les morsures sont considérées comme très infectées. Elles doivent donc se traiter par des antibiotiques, surtout s’il n’a pas été possible de bien désinfecter rapidement.

Les abcès sous-cutanés se forment après plusieurs jours dans la poche sous la peau qui a été contaminée par la morsure. La plaie originelle se ferme très vite et les bactéries responsables de l’infection prolifèrent car n’aimant pas l’air, elles trouvent un environnement idéal.

Le système de défense de l’animal essaie de contenir l’infection et l’amas de pus se forme. Le but de la thérapie est donc d’évacuer ce pus par drainage, de bien désinfecter la poche libre et surtout de ne pas suturer les ouvertures.

Au contraire, on essayera d’agrandir les ouvertures afin de laisser l’air circuler, de permettre à l’infection de continuer à se drainer et à favoriser une cicatrisation propre. Ces soins s’effectuent sous sédation. Puis, à la maison, des soins réguliers en sus de l’antibiothérapie accélèrent le processus de guérison. Les ouvertures naturelles ou artificiellement créées se referment d’elles-mêmes après quelques jours.

 

Les morsures peuvent également transmettre quelques maladies, certaines étant très graves, telles que la leucose féline (FeLV), le virus immuno-déficient félin (FIV), la rage, etc… Si certaines de ces maladies peuvent se prévenir grâce à des vaccinations régulières, d’autres ne le peuvent pas. Donc la prévention des morsures et de ses suites chez les chats s’effectuent plutôt par une somme de détails, tels que castration, effectuer les vaccinations existantes, vérifier les horaires de sortie du chat, désinfecter toute plaie visible, au besoins visiter le vétérinaire si l’antibiothérapie s’avère nécessaire.

mercredi, 25 avril 2012 13:54

Le transport aérien des chiens et chats

Les dispositions IATA émettent diverses recommandations concernant le transport aérien des chiens et chats, sur lesquelles se basent les compagnies aériennes sérieuses.

Pour des informations précises concernant le transport,
vous pouvez consultez le site de Swiss :
www.swissworldcargo.com
tél +41 22 591 94 45

Pour des informations vétérinaires (principalement d’importation),
le site de l’Office vétérinaire fédéral répond à de multiples questions :
www.bvet.admin.ch
tél +41 31 323 85 24

A. Pour le voyage, il s’agit de se renseigner sur l’obligation de certaines démarches à effectuer avant le départ :

 

  • Ces démarches sont sous la responsabilité du détenteur :
  • Dispositions d’importation et exportation en vigueur dans le pays de destination.
  • Se renseigner sur d’éventuelles autorisations d’importation.
  • Penser à une éventuelle mise en quarantaine.
  • Certificat de bonne santé par un vétérinaire.
  • Vaccinations, antirabique et/ou autres.
  • Conformité cage de transport selon dispositions IATA. L’animal doit pouvoir se tenir debout, se retourner et se coucher. Ecuelle obligatoire.
  • Aviser si animal en gestation ou a mis bas dans les 48 h. précédentes.
  • Préciser si médications obligatoires, écrire nom, posologie.
  • Animal en bonne santé et en forme le jour du voyage.
  • Animaux de préférence âgés de 10 semaines au minimum et sevrés.
  • Aviser le numéro de téléphone joignable 24h/24 en cas d’urgence.

 

B. La compagnie aérienne est responsable de :

 

  • Rédiger les documents de transport.
  • Rédiger la déclaration de l’expéditeur.
  • Contrôler les autorisations d’importation/exportation et certificats de bonne santé.

 

Toutefois, la compagnie aérienne décline en général toute responsabilité en cas de décès de l’animal par mort naturelle pendant le voyage.

C. Quelques conditions de transport pendant le voyage :

 

  • La compagnie renseigne si l’animal voyage en soute ou en cabine comme excédent de bagage.
  • Les avions long-courrier et certains court-courriers de fabrication récente disposent d’un système de climatisation par compartiment dans la soute. Le pilote peut chauffer les différents compartiments individuellement. Pour un chien ou chat, la température sera idéalement de 12°C à 20°C.
  • La cabine et la soute disposent du même système de pressurisation. L’avion est donc entièrement pressurisé pendant toute la durée du vol.

 

A propos des calmants

Les calmants sont fortement déconseillés avant un vol aérien !
La plupart des calmants abaissent la pression sanguine. Or en plein vol, la pression sanguine baisse déjà. Dans l’avion pressurisé, la pression atmosphérique est comparable à celle à une altitude de 2500m. L’effet combiné des calmants et de l’altitude peut être dangereux sur un animal âgé, cardiaque, malade ou simplement très stressé en faisant brutalement chuter la tension.

De plus, un calmant peut augmentation la désorientation d’un animal à demi endormi qui peut se « réveiller » de façon brutale et stressée.

Si un calmant est tout de même administré, il faut le mentionner au transporteur en indiquant le nom du produit, la posologie, l’heure d’application.

Votre vétérinaire peut vous renseigner sur des produits annexes qui permettent de relaxer l’animal sans rencontrer d’effets secondaires indésirables.

Source : Compagnie Swiss International AirLines SA, Swiss Worldcargo

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Matin: 08:00 - 12:00
Après-midi: 14:00 - 19:00
Ouvert 2 samedis matin par mois.

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