Pour animaux de compagnie.
Danielle Perrin Frei

Danielle Perrin Frei

dirige le cabinet vétérinaire AuFuret. 

Le cabinet vétérinaire été fondé en 1999 sous l'impulsion du Méd-vét. Danielle Perrin Frei. Membre SVS (Société des Vétérinaires Suisses) Membre SVV (Société Vaudoise des Vétérinaires)

 

Le tenrec ou hérisson de Madagascar appartient à l’ordre des insectivores. Il mesure de 12 à 18 cm pour un poids de 110 à 230 grammes. Sa longévité moyenne est d’environ 7 ans, mais elle peut atteindre une dizaine d’années en captivité. C’est un animal qui n’est en général pas très craintif, mais s’il a peur, il peut se mettre en boule comme un « vrai » hérisson européen ! Ses épines sont cependant moins piquantes.

Pour accueillir un tenrec, il faudra un terrarium chauffé : 24 à 28°, et 30° au point le plus chaud. La litière idéale se compose de tourbe et /ou de terre, avec des feuilles et quelques écorces d’arbres. Le tenrec est un animal qui peut grimper, on peut donc mettre quelques branches, ainsi que des cachettes où il aimera se faufiler.

Ses repas se composent majoritairement d’invertébrés (grillons, blattes, vers de farine, éventuellement vers de terre ou escargots), et d’un peu de fruits (pomme, banane, melon), de temps en temps un œuf cuit, du yoghourt ou un peu de boîte pour chats.

On dit que pour que les tenrecs se reproduisent, il faut descendre la température en hiver jusqu’à 14-17° et maintenir cette température jusqu’au printemps.

La gestation dure de 60 à 65 jours avec 1 à 10 petits, et les femelles peuvent avoir 1 à 2 portées par an. Le sevrage se fait entre 3 et 4 semaines.

Il est encore difficile d’obtenir beaucoup de renseignements détaillés sur les mœurs et coutumes du tenrec, quelques sites internet, en principalement en anglais, donnent des informations plus fournies.

Définition du tenrec sur Wikipédia :

 

 

 

mercredi, 02 mai 2012 06:31

Le complexe fibrosarcome félin

Les fibrosarcomes chez le chat ou chez le furet

Le complexe fibrosarcome félin est de nos jours le type de tumeur le plus fréquemment rencontré chez le chat. Les chats de tout âge peuvent être atteints. Ce complexe comprend différents types de tumeurs, et selon les pays, leurs dénominations précises varient.

Les premiers signes sont l’apparition d’un ou de plusieurs nodules sous la peau, durs et fermes, souvent non douloureux excepté si la tumeur est déjà infiltrée dans les tissus plus profonds. La peau peut s’ulcérer, mais uniquement dans un deuxième temps. Comme localisations fréquentes, le dos, vers les omoplates, sur les flancs, aux cuisses. On peut aussi rencontrer ces tumeurs sur la face et aux pattes.

La vitesse de croissance de la tumeur est très variable d’un chat à un autre et d’un nodule à un autre, sans que l’on sache pourquoi. Toutefois, on suspecte que la croissance s’accélère à chaque ablation chirurgicale.

Ce type de tumeur est très agressif localement, ce qui explique les récidives fréquentes, ou on dira plutôt certaines, après la chirurgie. Les métastases sont toutefois plus rares, 10 à 15% seulement des tumeurs primaires métastasent, principalement dans les ganglions ou les poumons. Le pronostic est donc réservé.

Le diagnostic est histopathologique, c’est-à-dire analysé après prélèvement. Les cellules tumorales sont en général fusiformes et proviennent du tissu mésenchymal.

Il n’y a pas de traitement miracle, on propose en général une chirurgie dans l’espoir d’exciser la tumeur très largement. Le pronostic est meilleur si on intervient très vite avant que la taille de la tumeur ne dépasse 1 cm3. Une radiothérapie pour limiter la vitesse de récidive peut être envisagée. La chimiothérapie, qui retarde l’apparition de métastases, est moins intéressante vu que ce risque-là n’est pas le problème majeur dans cette pathologie. L’utilisation d’interféron est prometteuse, mais leur toxicité est difficile à gérer et leur application appartient encore à l’avenir.

La thérapie est donc envisagée pour retarder l’évolution de la maladie, mais rien ne peut encore guérir. La vie de l’animal est malheureusement donc en sursis.

On rencontre également ce complexe tumoral chez le chien mais localisé plutôt dans les tissus osseux, dans la gencive ou la face. Chez le furet, le fibrosarcome tel que chez le chat existe. Ces tumeurs évoluent aussi rapidement et s’ulcèrent terriblement. L’espérance de vie après diagnostic n’a pas dépassé 6 mois chez les furets rencontrés dans notre cabinet. Les tumeurs se développent également sous la peau, entre les omoplates, au thorax, sur la face, le long de la colonne vertébrale.

A noter que la radiothérapie n’est pas simple à gérer pour les détenteurs des animaux car dans notre région, il est nécessaire d’aller à Zürich, ce qui n’est pas toujours compatible avec diverses obligations. La radiothérapie peut être envisagée avant une ablation si la tumeur est trop grande ou après pour améliorer la réponse thérapeutique.

mardi, 24 avril 2012 13:36

Le cochon nain ou minipig

 

Appelé aussi cochon vietnamien de par son origine, le cochon nain est à la mode. Mais aussi mignon soit-il quand il est bébé (qui ne craquerait pas devant cette petite boule qui tient dans la main ?), il ne faut pas oublier que son poids à l’âge adulte se situe entre 35 et 60 kg ! Pour une taille de 35 à 55 cm au garrot, le cochon nain vit environ une quinzaine d’années.

Intelligent, curieux et avec une sacrée personnalité, le minipig peut s’éduquer aussi bien qu’un chien : il est très propre et apprendra en un éclair à faire ses besoins dehors ou dans une caisse. Par contre, il est très gourmand et adore manger, c’est pourquoi les problèmes d’obésité sont très fréquents chez cet animal. Il faudra donc faire particulièrement attention à son alimentation.

Son régime devrait être végétarien, même s’il ne dira pas non à quelques invertébrés trouvés dans le jardin. Dans tous les cas, il lui faudra un régime pauvre en protéines et en lipides et riche en fibres et cellulose brute. Il existe un aliment tout prêt pour cochons nains qui contient tout ce qu’il faut. On y ajoutera tous les jours des légumes et fruits frais, et de l’herbe : on laissera brouter le cochon tous les jours, l’herbe lui apportant beaucoup de fibres et d’eau.

Les soins à lui apporter, en plus des soins de base tels nettoyage des yeux et des oreilles par exemple, sont l’administration de vermifuge 2 fois par an, la vaccination (principalement contre la maladie du Rouget, une maladie infectieuse de la peau, et la rhinite atrophique, une maladie des voies respiratoires), le parage des onglons (limer la corne des pieds) et éventuellement la coupe des défenses (surtout chez les mâles).

Le cochon nain paraît être un compagnon idéal. C’est vrai, si on peut lui offrir un environnement qui convient à son espèce. Car il faut oublier l’idée de posséder un cochon nain en appartement ! Les cochons ont besoin de passer des heures tous les jours à fouiller et retourner le sol, et même en les promenant plusieurs heures par jour, cela ne suffira pas à assouvir leur instinct. Il faut absolument qu’ils aient un bout de terre à creuser et retourner ! Un bout de jardin ou d’enclos où ils pourront exercer leur groin est donc nécessaire.

Si on veut faire rentrer son cochon dans la maison, il faudra en sécuriser les placards et lieux de rangement à sa portée : adorant fouiller partout, il trouvera tôt ou tard comment ouvrir les tiroirs ou la porte du réfrigérateur.

Si l’on dispose donc d’un peu de terrain que l’on est prêt à « sacrifier », qu’on a bien sûr du temps à lui consacrer et de la patience pour l’apprivoiser et l’éduquer, le cochon nain peut apporter beaucoup de joie dans la maison !

Source pour tous renseignements : www.groingroin.org

La Toxoplasmose

La toxoplasmose est une zoonose parasitaire dont l’hôte final est le chat et les hôtes intermédiaires tous les mammifères et oiseaux, y compris l’homme. Parasitose des vertébrés, qui se manifeste chez l'homme par de la fièvre et des céphalées.

La toxoplasmose est une maladie souvent méconnue et qui engendre la peur car elle constitue un potentiel de zoonose important.

Elle est causée par un protozoaire nommé Toxoplasma gondii qui peut infecter quasi tous les mammifères et oiseaux.

Cet organisme se loge obligatoirement dans toutes les cellules du corps, de préférence dans le système nerveux, ophtalmique, digestif ou musculaire.

La prévalence exacte est inconnue car variant selon la région et selon les tests diagnostiques utilisés, mais on suppose qu’environ 70% des chats d’Europe Occidentale sont séropositifs mais 1 % seulement excréterait des œufs dans les selles.

Chez les humains, les Nord-Américains parlent de près de 50% de la population qui serait séropositive.

Le cycle de ce parasite est relativement compliqué et n’a été découvert totalement que vers les années 1970.

Il passe par des hôtes intermédiaires (chiens, chats, rongeurs, humains et autres mammifères ainsi que oiseaux) et par un hôte définitif qui ne peut être que le chat (ou ses cousins sauvages). Une particularité du cycle de T.gondii est de pouvoir ignorer les hôtes intermédiaires ou définitifs et passer directement de chat à chat ou d’un hôte intermédiaire à l’autre (par carnivorisme).

Le chat donc s’infecte soit en mangeant des proies contaminées (ou leur viande) soit en avalant des œufs excrétés par voie fécale par un chat porteur.

Il excrétera à son tour des œufs, qui ont besoin de plus de 24 heures pour sporuler donc pour devenir infectieux ! Ils nécessitent même de préférence 2 voire 5 jours pour sporuler. L’infection est en général totalement asymptomatique.

L’hôte intermédiaire (dont l’homme), quant à lui, s’infecte en avalent ces œufs sporulés ou par carnivorisme (viande d’hôtes intermédiaires).


Chez lui, le parasite se développe dans toutes les cellules du corps possibles et se loge volontiers dans des kystes. Le système immunitaire se défend et un équilibre parasite-hôte s’installe alors, pendant parfois de nombreuses années.

Tout ceci se passe en général également sans aucun signe clinique. Les seuls hôtes réceptifs à une maladie déclarée sont les très jeunes ou les très âgés. En cas de maladies très immunodéficientes, le parasite peut également se réactiver pour se re-multiplier.

C’est pourquoi la toxoplasmose est souvent associée avec d’autres maladies qui provoquent d’importantes suppressions immunitaires (maladie de carré, FeLV-FIV, FIP, chimiothérapie, etc…).

Si l’hôte intermédiaire s’infecte pour la première fois, le toxoplasme peut également passer la barrière transplacentaire, c’est-à-dire contaminer un fœtus. Les conséquences de cette voie de transmission sont graves (peut entraîner jusqu’à la mort du fœtus).

Les œufs, surtout après sporulation, sont très résistants dans le milieu extérieur. A l’abri du soleil et dans des températures de l’ordre de 20°C, ils peuvent survivre jusqu’à 18 mois. Ces conditions sont remplies par les chats qui enfouissent leurs excréments.

Les kystes dans les tissus ne se détruisent pas rapidement non plus. Après la mort de l’hôte, ils peuvent survivre jusqu’à 2 mois dans les tissus réfrigérés. En revanche, la congélation ou une cuisson modérée les détruit.

Si le mode d’infection des animaux nous semble moins important (principalement la voie digestive et la transmission in utero), le risque de contamination chez l’humain nous interpelle beaucoup plus.

Transmission à l’homme

Le risque n’est valable que pour les gens non infectés. Et principalement pour les jeunes, les femmes enceintes et le personnes qui souffrent de dépression immunitaire.

Le chien représente un risque bien faible pour l’homme, bien que certaines morsures pourraient evt. contaminer ce dernier.

Le chat représente le même risque en parlent des morsures, mais de plus excrète les œufs qui deviennent infectieux. A ce sujet, il faut se souvenir que :

Les œufs nécessitent au minimum 24 heures, de préférence au moins 48 heures, dans le milieu extérieur avant de devenir infectieux
Le chat se lèche beaucoup et de ce fait élimine les œufs collés sur son pelage avant sporulation
Un chat adulte déjà infecté (la majorité) n’a que peu de risques d’excréter à nouveau des œufs
Donc il y a nettement moins à craindre de son chat de compagnie que de la dégustation de viande insuffisant cuite, de végétaux contaminés et non cuits ainsi que des activités de jardinage (excréments de chats déposés il y a plusieurs jours déjà) !

Les mesures préventives généralement recommandées sont :

-Eviter dans la mesure du possible le nettoyage de la litière du chat, ou changer la litière tous les jours en lavant le bac avec de l’eau bouillante.

-Laver les mains après contact avec le chat

-Eviter de jardiner ou porter des gants

-Ne pas manger de viande crue ou mal cuite ni de salade ou autre végétal non cuit si pas lavé correctement au préalable

-Protéger les parterres de jardin pour éviter les excréments de chats en visite

-Ne pas nourrir le chat avec de la viande crue ou du lait non pasteurisé

-Lutter contres les mouches et autres insectes

-Idéalement éviter de laisser vagabonder le chat

Il est important surtout de rappeler que la majorité des infections humaines ont lieu par ingestion de viande provenant d’animaux infectés ! Si l’infection passe en général de façon inaperçue, elle peut se révéler grave lors d’infections aiguës, oculaires ou surtout lors de la forme congénitale.

mercredi, 02 mai 2012 06:31

La rétention d'oeufs chez les reptiles

La ponte chez les lézards

Les sauriens sont principalement ovipares, c’est-à-dire que les femelles pondent des oeufs. En général, les oeufs sont en nombre hallucinant, et remplissent entièrement la cavité coelomique de la femelle qui est en général anorexique lors de la progression de la gestation. Chez les iguana iguana, le nombre moyen d’oeufs est de 40 à 50 oeufs. Le temps de gestation varie en fonction des conditions d’environnement, chez les physignatus cocineus, cette période est en moyenne de 2 mois.

Les plus grands problèmes médicaux rencontrés en lien avec la reproduction sont des pathologies liées à un défaut de lieu de ponte adapté. Dans la nature, les sauriens sauvages choisissent soigneusement leur lieu de ponte et trouvent une profondeur et un terrain à leur convenance, ce qui explique la rareté des « mal de ponte » chez les lézards à l’état sauvage.

En captivité par contre, le lieu de ponte est souvent sous-estimé. Pas d’endroit, pas de substrat adapté, pas assez de profondeur pour enfouir les oeufs, trop de stress, d’autres congénères,etc.. les erreurs sont multiples. Si la lézarde est insatisfaite, elle refusera de pondre, ce qui engendre des rétentions de ponte qui se compliquent et qui nécessitent souvent un recours à des soins médicaux, voire une chirurgie.

Une possibilité consiste à offrir dans le terrarium un box de ponte. Celui-ci sera similaire à un container opaque avec une petite entrée sur le côté (d’ailleurs même chose chez les serpents avec l’ouverture vers le haut). On le remplit à demi avec du substrat légèrement humide, mais pas détrempée (vermiculite, sable, sphaigne parfois par ex.). Au minimum 80 % d’humidité est nécessaire. La température ambiante sera réglée vers 28-30°C. Le substrat doit être suffisamment profond, chez l’iguane, on compte 30 à 60 cm de profondeur !

Un problème est que parfois la lézarde préfère se détourner de ce box étrange et veut pondre à côté. Une alternative consiste à transformer tout le terrarium en « box de ponte ». Dans ce cas, on ajoutera une plateforme sèche par-dessus pour le repos et qui sera équipée d’une lampe chauffante.

Lorsque les oeufs sont pondus, il y a deux possibilités : soit les oeufs sont dessiqués et à jeter, soit ils semblent frais et ont une chance de se développer. On peut alors tenter de les incuber.

Incubation :
28-30°C
90-100% hygromètre
Enfouir les oeufs à demi dans de la vermiculite humide et les recouvrir d’environ 3 cm de sphaigne légèrement humide.
Pour des oeufs de physignatus cocineus, compter env 2 mois de développement.

Si les oeufs n’ont pas été pondus au lieu adapté (par ex. en hauteur comme chez certains geckos), on peut les transférer dans un incubateur. Attention à ne pas les retourner !

Si certains oeufs virent de couleur avec une coquille qui se dessèche, il faut veiller à les enlever ou les vider de leur contenu avec une seringue et aiguille, afin de diminuer le risque de transmission de bactéries aux oeufs sains.

Des schémas et des compléments d’information sont à trouver dans l’Atlas de terrariophilie, vol 3, Les lézards, éd. Animalia.

mercredi, 25 avril 2012 12:41

La reproduction chez le chinchilla

Le chinchilla domestique (Chinchilla laniger) est originaire d’Amérique latine, issu de la dernière (ou avant-dernière selon les auteurs) espèce sauvage encore vivante. Et dans ce contexte, la reproduction des chinchillas est de première importance car leur commerce ne peut fait qu’avec des animaux nés en captivité.

Si le chinchilla peut vivre longtemps (10, parfois jusqu’à 20 ans), sa maturité sexuelle survient tôt, vers 4-5 mois pour la femelle et 9 mois pour le mâle. Mais on attend en général l’âge de 7 à 9 mois pour la mise en reproduction.
La saison reproductive a lieu en hiver et printemps (nov. à mai), puis en été, la femelle chinchilla est hormonellement au repos.

Le sexage des jeunes est possible avec un peu d’expérience dès la naissance. Chez la femelle, la vulve est camouflée par une membrane qui ne s’ouvre que pendant la mise-bas, ainsi que 2 à 4 jours pendant les chaleurs.
Les chaleurs durent en moyenne 1 mois (attention, grande variation), elles sont visibles lorsque la vulve s’ouvre en laissant s’échapper des sécrétions de mucosités et une coloration plus intense de la région périnéale s’installe.

Le succès d’une saillie se mesure à l’apparition du bouchon de mucus expulsé en 24h., tout comme chez le cochon d’Inde.

Le mâle peut rester avec la femelle pendant la gestation, la naissance et l’allaitement des petits si elle tolère sa présence. Toutefois, dans un harem, il est conseillé de séparer de suite le mâle.

La gestation est longue et dure de 110 à 120 jours. On peut rencontrer deux portées par an par femelle avec 1 à 5 petits par portée (en moyenne 2).
La mise-bas a souvent lieu à l’aube (avant 8h) et très rarement après 12h. Si les conditions de vie et d’élevage sont optimales, on ne rencontre que rarement des problèmes de dystocies (de mise-bas pathologiques). La chinchilla femelle sauvage ne construit pas de nid, toutefois, domestiquée, elle ne dédaigne par un petit coin au chaud qui réchauffera les premiers nés. Du sang sur son nez et ses pattes antérieures sont des signes que la mise-bas est terminée et que la mère a avalé les placentas.

Les petits pèsent de 30 à 50 g à la naissance, ont leur fourrure, leurs dents et les yeux et oreilles sont ouverts. Ils marchent après 1 semaine. En cas de problème d’allaitement, on peut tenter de trouver une nounou allaitante, chinchilla ou par défaut cochon d’Inde. Autrement, il faudra les nourrir artificiellement avec un mélange de lait en poudre et eau en parties égales + 1g de glucose par 15 ml. Pendant les 3-4 premiers jours, il faut les nourrir à volonté, avec un intervalle maximal de 4 h. entre les repas, et pendant la nuit 2 x. Après ces quelques jours, on peut cesser l’alimentation de nuit et les intervalles entre repas seront progressivement allongés.
On peut également leur proposer la recette pour bébés cochons d’Inde :
1 c. café de yogourt bifidus nature, séré maigre ou yogourt nature
+ quelques gouttes d’huile de tournesol ou de lin + quelques gouttes d’eau.

Ne pas oublier de masser leur ventre et de les tenir au chaud !

Les petits commencent à manger du solide après 1 semaine, plusieurs gamelles sont nécessaires pour éviter les bagarres. Ils sont sevrés vers l’âge de 6 à 8 semaines.

Attention 2x :

  • Au sevrage, il faut séparer les jeunes des parents,
  • La mère peut être en chaleur (et fertile!) 12 heures après la mise-bas ! Les chaleurs suivantes ont lieu env. 40 jours plus tard.

Pathologies liées à l’appareil reproducteur :

  • Dystocies : La femelle est agitée, sans repos, crie, et se retourne continuellement vers ses organes génitaux. En général, des problèmes peuvent survenir lors de présence d’un seul foetus trop gros ou de malpositionnement d’un foetus. Parfois une inertie utérine peut expliquer la paresse de la mise-bas. On remédie aux dystocies via manipulation douce ou césarienne.
  • Chez le mâle, strangulation du pénis par de la fourrure. Souvent suite à l’accouplement.
mercredi, 25 avril 2012 12:48

La reproduction chez le chien

Le Chien, les soins habituels, les origines 

La chienne approche de sa maturité sexuelle vers l’âge de 7 mois à 1 an, voire 18 mois selon la race. Le mâle est en général légèrement plus précoce. La mise en reproduction ne se fait pas avant 2 ans, mais au maximum jusqu’à 5 ans pour une primipare.

Les chaleurs des chiennes ont souvent lieu 2x/an. La première fois, elles peuvent être discrètes et courtes, mais par la suite elles durent 3 semaines avec pertes blanches et rouges. La chienne est fertile en général entre le 7ème et le 10ème jour mais toute exception est la règle !

Les pertes sanguines sont abondantes et nécessitent souvent une protection. La promenade en laisse et la discipline de ne pas laisser la chienne seule dans le jardin sont des mesures absolument nécessaires.

La chienne peut reproduire jusqu’à l’âge de 7-8 ans si elle a eu des portées auparavant. Elle n’aura jamais de ménopause, il est donc vivement recommandé de stériliser la chienne après la fin de sa « carrière » de chienne reproductive.

La saillie n’est pas toujours si simple, bien que les mâles fassent preuve de bonne volonté. En cas de succès, les deux chiens restent collés l’un à l’autre au minimum une 1/2 heure. Il ne faut surtout pas tenter de les séparer. Le seau d’eau froide est une bonne idée avant la saillie en elle-même pour couper l’envie d’une tentative indésirée, mais est totalement déconseillé après !

La gestation dure en moyenne 63 jours, elle se contrôle par voir échographique dès 21 jours, ou par test sanguin du 26ème au 29ème jours. Les foetus sont visibles radiologiquement dès le 42ème jour. Il peut y avoir de nombreux foetus, jusqu’à 9-10 selon les races.

Les chiots naissent peu précoces, ils ouvrent les yeux après 10-14 jours. Le sevrage a lieu à 2 mois.

Mais..

La décision de se lancer dans la reproduction d’un chien doit être mûrement réfléchie. En effet, un élevage qui se veut sérieux doit remplir de nombreuses conditions :

 

  1. Les parents doivent être reconnus par la société cynologique via le club de race. Cela implique des examens selon la race de certaines articulations (hanches, coudes, evt autres), de la stabilité des rotules, des yeux, etc.. Donc il faut compter sur certains frais vétérinaires liés à ces examens. Certaines tares génétiques ne doivent en effet pas être transmises aux descendants. De plus, il faudra compter avec quelques concours.
  2. Les parents doivent posséder un caractère gentil, sociable, non craintif.
  3. Une gestation et une mise-bas peuvent révéler des surprises parfois malheureuses.
  4. L’élevage des chiots implique une immense disponibilité et responsabilité. C’est l’éleveur et la mère des chiots qui sont en majorité responsables des premières semaines de socialisation des chiots. Cela prend du temps, de la connaissance des chiens, de support technique (par ex CD de bruits), etc. Trop de chiots nécessitent 2 chiennes adultes pour leur éducation.
  5. La loi exige que c’est l’éleveur qui fasse implanter et enregistrer les puces électroniques chez les chiots avant de les placer ou vendre. De plus, quiconque faisant des portées à son chien doit s’annoncer au service vétérinaire de son canton.
  6. Médicalement parlant, les vermifuges sont nécessaires dès les premières semaines de vie, puis les vaccins débutent à 8 semaines environ.

 

On peut donc voir que la reproduction des chiens n’est pas une mince affaire et plutôt une prise de conscience de ses responsabilités. Elle est en général à réserver aux professionnels sérieux afin d’éviter des élevages amateurs et mal socialisés qui sont la cause des dérives agressives qui ont valu à notre canton de prendre des mesures difficilement applicables et très controversées.

L’élevage représente un coût financier, de temps et de disponibilité. Un éleveur reste également à disposition des nouveaux propriétaires pour divers conseils. C’est un job, peut-être partiel, mais un travail au vrai sens du terme.

L’appât du gain doit également resté en dernier plan, puisque c’est surtout l’envie et l’intérêt de ce type de travail éducatif qui doit primer sur la décision de se lancer dans un élevage, même si c’est pour une fois !

mercredi, 25 avril 2012 13:37

La ponte chez les lézards

 

Les sauriens sont principalement ovipares, c’est-à-dire que les femelles pondent des oeufs. En général, les oeufs sont en nombre hallucinant, et remplissent entièrement la cavité coelomique de la femelle qui est en général anorexique lors de la progression de la gestation. Chez les iguana iguana, le nombre moyen d’oeufs est de 40 à 50 oeufs. Le temps de gestation varie en fonction des conditions d’environnement, chez les physignatus cocineus, cette période est en moyenne de 2 mois.

Les plus grands problèmes médicaux rencontrés en lien avec la reproduction sont des pathologies liées à un défaut de lieu de ponte adapté. Dans la nature, les sauriens sauvages choisissent soigneusement leur lieu de ponte et trouvent une profondeur et un terrain à leur convenance, ce qui explique la rareté des « mal de ponte » chez les lézards à l’état sauvage.

En captivité par contre, le lieu de ponte est souvent sous-estimé. Pas d’endroit, pas de substrat adapté, pas assez de profondeur pour enfouir les oeufs, trop de stress, d’autres congénères,etc.. les erreurs sont multiples. Si la lézarde est insatisfaite, elle refusera de pondre, ce qui engendre des rétentions de ponte qui se compliquent et qui nécessitent souvent un recours à des soins médicaux, voire une chirurgie.

Une possibilité consiste à offrir dans le terrarium un box de ponte. Celui-ci sera similaire à un container opaque avec une petite entrée sur le côté (d’ailleurs même chose chez les serpents avec l’ouverture vers le haut). On le remplit à demi avec du substrat légèrement humide, mais pas détrempée (vermiculite, sable, sphaigne parfois par ex.). Au minimum 80 % d’humidité est nécessaire. La température ambiante sera réglée vers 28-30°C. Le substrat doit être suffisamment profond, chez l’iguane, on compte 30 à 60 cm de profondeur !

Un problème est que parfois la lézarde préfère se détourner de ce box étrange et veut pondre à côté. Une alternative consiste à transformer tout le terrarium en « box de ponte ». Dans ce cas, on ajoutera une plateforme sèche par-dessus pour le repos et qui sera équipée d’une lampe chauffante.

Lorsque les oeufs sont pondus, il y a deux possibilités : Soit les oeufs sont dessiqués et à jeter, soit ils semblent frais et ont une chance de se développer. On peut alors tenter de les incuber.

Incubation :
28-30°C
90-100% hygromètre
Enfouir les oeufs à demi dans de la vermiculite humide et les recouvrir d’environ 3 cm de sphaigne légèrement humide.
Pour des oeufs de physignatus cocineus, compter env 2 mois de développement.

Si les oeufs n’ont pas été pondus au lieu adapté (par ex. en hauteur comme chez certains geckos), on peut les transférer dans un incubateur. Attention à ne pas les retourner !

Si certains oeufs virent de couleur avec une coquille qui se dessèche, il faut veiller à les enlever ou les vider de leur contenu avec une seringue et aiguille, afin de diminuer le risque de transmission de bactéries aux oeufs sains.

Des schémas et des compléments d’information sont à trouver dans l’Atlas de terrariophilie, vol 3, Les lézards, éd. Animalia.

mercredi, 02 mai 2012 06:31

La piroplasmose ou babésiose

La piroplasmose ou babésiose

La piroplasmose, ou babésiose,  est une maladie mortelle qui est transmise pour des tiques et qui n’infecte en Suisse que les chiens. Elle est d’origine parasitaire et sa pathophysiologie ressemble un peu à celle de la malaria humaine. La forme de la maladie peut être chronique ou aiguë.


Espèces concernées : Chiens

N’infecte pas les chats (excepté en Afrique et Asie du Sud), et à ce jour aucune piroplasmose n’a encore été décrite chez le furet, ni chez les autres NAC.


Tiques infectieuses : Dermacentor reticularis ou Rhipicephalus sanguineus.

L’Ixodes ricinus, fréquente sous nos latitudes, ne transmet pas la piroplasmose.
Dermacentor et Rhipicephalus peuvent se rencontrer dans le bassin lémanique, mais principalement dans le pourtour méditerranéen. Ces tiques se sont gentiment acclimatées dans notre région suite à leur importation par des chiens voyageurs.


Infection : Babesia canis, un protozoaire, via un vecteur qui est la tique

Babesia gibsoni existe plutôt en Afrique et en Asie.
Le cycle du protozoaire passe par la tique dans laquelle le parasite poursuit sa mue. Puis lors de la piqûre, la tique femelle injecte par la salive la forme infectieuse du parasite dans le sang du chien. Le parasite se loge dans les globules rouges, s’y multiplie et fait éclater ces cellules , d’où l’anémie de type hémolytique. Cette infection ne peut se produire que 48 heures après l’installation de la tique sur le chien.

 

Symptômes possibles:

Anémie, léthargie, fièvre, urine brune, evt. verte ou rouge, vomissements, essoufflement, perte d’appétit et de poids.


Moyens de diagnostic : Analyses de sang : frottis, sérologie

Les autres paramètres sanguins et urinaires permettent de vérifier l’état clinique du chien et si nécessaire d’adapter la thérapie.


Thérapie : Piroplasmicide

Ces solutions s’appliquent en 1 ou 2 injections. Il s’agit de médicaments forts qui peuvent provoquer des effets secondaires importants.
Des thérapies supplémentaires de soutien (perfusion, antivomitif, etc.) peuvent être nécessaires.


Pronostic : Bon si traité rapidement

Attention, le chien peut rester porteur voire rechuter.


Prévention : Produit anti-tiques efficaces !

Nettoyage rapide des tiques sur le chien

mercredi, 02 mai 2012 06:26

La Parvovirose du chien

La Parvovirose

 

Le Chien, les soins habituels, les origines

 

Une maladie entérique grave qui peut provoquer la mort chez les jeunes ou moins jeunes chiens.

La Parvovirose est une maladie grave chez le chien qui provoque une entérite hémorragique et qui peut s’avérer fatale surtout chez les jeunes chiots.

Elle est causée par un virus, un parvovirus canin, très résistent dans l’environnement et qui se rencontre principalement dans les lieux à forte densité canine, tels que chenils, refuges, élevages, animaleries, expositions, cliniques vétérinaires par exemple.

Les chiots mal immunisés peuvent être contaminés en ingérant les particules de virus dans les selles des malades, commencent à excréter eux-mêmes les virus après 3-4 jours puis peu après montrent des premiers signes cliniques.

Les symptômes concernent principalement le système gastro-intestinal, le système lymphatique et plus rarement le système cardiovasculaire. Mais attention, des jeunes chiots peuvent mourir d’un choc aigu avant de montrer un quelconque signe de maladie.

Un chiot malade de parvovirose peut dans un premier temps montrer de l’apathie, des vomissements, des diarrhées avec du sang ou des glaires importantes puis souffrira rapidement de léthargie avec de la fièvre.

Il va se déshydrater, perdra vite du poids et s’affaiblira totalement. Même si la maladie est particulièrement virulente chez les animaux de moins de 3 mois, elle peut aussi se rencontrer chez un chien adulte et provoquer sa mort.

Le diagnostic se pose principalement à l’aide des particules virales que l’on trouve lors du début de la maladie dans les selles. Les signes cliniques sont également souvent caractéristiques.

Il n’existe malheureusement aucun traitement, seules des mesures thérapeutiques de soutien peuvent être entreprises, en autre une réhydratation adéquate de l’animal. On dit souvent qu’un animal ayant survécu 4 ou 5 jours de cette maladie est sauvé.

Par contre, des mesures de prévention existent et sont très suivies dans les endroits les plus risqués. Il s’agit dans un premier temps de la désinfection des locaux suite à une infection puisque les virus sont très stables dans l’environnement, et dans un deuxième temps, la vaccination.

Différents vaccins existent de nos jours et sont très efficaces face à cette terrible maladie.

Le protocole de vaccination du chiot dépendra de chaque environnement à risque, puis chaque année une injection de rappel doit être effectuée pour continuer à protéger le chien qui, même adulte, peut encore succomber à la parvovirose.

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